Le pouvoir

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Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 0:55

Qu'est-ce que le pouvoir ?

Pouvoir appartient au même registre que vouloir, devoir ou avoir, un verbe devenu substantif.
On parle d'ailleurs, de la même façon, au substantif, de devoirs, de bon vouloir, ou même d'un avoir.

Le pouvoir semble donc correspondre lui aussi à une intention, comme vouloir, devoir, ou même avoir (puisque "j'ai" correspond davantage à un désir de posséder qu'à une possession réelle, totale, permanente).

Mais le vrai pouvoir n'est pas celui qu'on croit.

Habituellement on pense que le pouvoir est celui qu'on exerce sur les autres ou sur les choses, donc sur l'extérieur.
Ça a donc à voir avec une volonté de contrôle. Qui correspond à un manque en nous, à des peurs.
Pouvoir sur les autres, voire contre les autres.
Là ça a à voir avec une volonté de nuire, un besoin plutôt. Pour les mêmes raisons.

Ce pouvoir peut revêtir de multiples aspects.
Depuis le subtil chantage affectif jusqu'à la contrainte physique voire les atteintes à l'intégrité corporelle en passant par la manipulation, le dénigrement, la flatterie, les menaces, la séduction, etc.

Mais je pense que le vrai pouvoir n'est pas un pouvoir sur les autres voire contre les autres, mais un pouvoir sur soi. Dans un premier temps. Et, mieux, un pouvoir avec les autres, pour les autres.

Sinon, ça fait un moment que je me demande, de temps à autre, quelle est la différence entre pouvoir et puissance.
Peut-être que le pouvoir correspond à l'intention et à l'action, alors que la puissance est une sorte de capital, une réserve, une énergie. Qui peut être un capital pour contrôler ou pour nuire comme un capital pour aider et donner.

J'attends vos avis. Smile
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Hermann

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Re: Le pouvoir

Message par Marie le Sam 26 Nov 2011 - 7:52


Je ne fais pas avancer l'échange en étant en accord , mais c'est ainsi. Désolée, pas bien réveillée, je n'avais pas vu que cette phrase pouvait être prise dans un sens et son contraire Very Happy

Je me disais d'accord avec les deux citations que j'ai sélectionnées dans ton sujet. Very Happy


Dernière édition par Marie le Sam 26 Nov 2011 - 9:31, édité 1 fois
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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 9:15

Salut Marie,

Tu as le droit de ne pas être d'accord, le but est d'échanger et de confronter des opinions, d'où d'ailleurs la dernière phrase que j'ai écrite sur le post.

Par contre, l'as-tu lu en entier, ou as-tu tilté sur le passage que tu cites et qui semble avoir évoqué des expériences passées chez toi et provoqué cette réaction ?
Visiblement, quand tu dis "nous avons assimilé", tu parles de toi, en tous cas je ne me reconnais pas dans tes paroles, qui ne correspondent pas à ce que j'ai exprimé.
Peut-être qu'avant tu avais tendance à condamner ces "loups" et tu en es revenue, d'où cette réaction ?

D'ailleurs je ne parlais pas vraiment du pouvoir au sens où tu l'entends, politique, économique, etc., et encore moins dans un perspective manichéenne, mais de manière plus globale, et ces formes de pouvoir peuvent être beaucoup plus insidieuses, beaucoup moins visibles.

Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris ta phrase "C'est pour toutes ses autres conotations (contre les autres, notamment), qu'il est refusé par certains d'entre nous, lorsqu'il est acollé dans sa représentation, à l'action de nuire." (en particulier "acollé dans sa représentation").
Dans ce petit texte tout simple et neutre, je n'entendais pas refuser ou condamner la notion de pouvoir ou les puissants de ce monde, il n'y avait pas de jugements, mais évoquer une notion du pouvoir qui me semble plus juste (pouvoir sur soi, avec et pour les autres, et non pouvoir sur les autres).
Mais tu as le droit de ne pas être d'accord. Toutefois ce serait intéressant que tu explicites cette réaction.

Quoiqu'il en soit, il y a toujours plusieurs niveaux de compréhension, donc un avis n'est pas forcément meilleur qu'un autre.
Car effectivement, par exemple, si c'est ça que tu veux dire, faire du mal à quelqu'un peut avoir à terme (parfois à l'échelle de plusieurs vies) des conséquences bénéfiques, il n'empêche qu'à court terme (parfois sur toute une vie), ça peut avoir des conséquences fâcheuses.

A propos de ton opinion que la notion de pouvoir sur les autres et contre les autres n'est "pas intrinséquement négative", je crois qu'il faut se référer au topic lancé par Ananie, qui demande si tout ce qui nous arrive correspond à la volonté divine, personnellement je n'en sais rien.

Merci en tous cas pour ta réaction.
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Re: Le pouvoir

Message par Sophie le Sam 26 Nov 2011 - 9:27

Il me semble que le pouvoir et la puissance ne sont pas la même chose.

Le mot pouvoir ne me dérange pas, je l'entends comme le pouvoir personnel, qui est simplement la responsabilité que nous prenons de notre propre vie, et le fait d'être aligné en soi-même, capable et responsable de ses choix et de ses actions.

Concernant le pouvoir sur l'autre, je crois qu'en réalité nous n'en avons aucun.
Nous n'avons que celui que l'autre nous donne, mais si l'autre cesse de nous donner pouvoir sur lui, alors on se retrouve "le bec dans l'eau", à se rendre compte qu'en réalité on ne peut contrôler personne.

On peut contraindre physiquement, oui, on peut manipuler, mais la liberté est intérieure.
On peut même emprisonner une personne physiquement et que cette personne reste libre dans sa tête et dans son coeur.

Le pouvoir personnel pour moi c'est un axe intérieur.
Notre axe de centrage, l'alignement intérieur d'où émanent nos actions et nos paroles justes, quand nous sommes en accord avec nous-même.

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Re: Le pouvoir

Message par Marie le Sam 26 Nov 2011 - 9:36

Je viens de répondre en modifiant mon post pour expliquer mon accord, alors que je voulais en rajouter un!! Shocked
Décidément !!
Donc, je disais que j'étais d'accord Basketball
Par contre, j'entends Hermann que les connotations que je penses être assez fréquentes autour du mot "pouvoir" ne sont pas les tiennes.

Elles ne sont pas les miennes non plus. Décidément, je vais attendre un peu avant de réécrire quelquechose.
A tout à l'heure. Bisous à tous. sunny
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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 9:41

maïna a écrit:Il me semble que le pouvoir et la puissance ne sont pas la même chose.
Oui, le pouvoir et la puissance ne sont pas la même chose, c'est d'ailleurs pour ça que je me demandais quels étaient les différences et les liens entre ces deux notions
Ça m'intéresserait que tu en dises plus sur tes opinions à ce sujet.

maïna a écrit:Le mot pouvoir ne me dérange pas, je l'entends comme le pouvoir personnel, qui est simplement la responsabilité que nous prenons de notre propre vie, et le fait d'être aligné en soi-même, capable et responsable de ses choix et de ses actions.
Belle idée.
Un mot peut recouvrir plusieurs acceptations selon le contexte. Et en l'occurrence je ne parlais pas de pouvoir personnel, mais c'est une notion intéressante.

maïna a écrit:Concernant le pouvoir sur l'autre, je crois qu'en réalité nous n'en avons aucun.
Nous n'avons que celui que l'autre nous donne, mais si l'autre cesse de nous donner pouvoir sur lui, alors on se retrouve "le bec dans l'eau", à se rendre compte qu'en réalité on ne peut contrôler personne.
Ce que tu dis est intéressant, mais on peut constater que nous avons bel et bien un pouvoir sur l'autre.
A un autre niveau, plus élevé, nous n'avons pas de pouvoir sur l'autre, mais dans les faits au niveau basique, il arrive à chaque seconde qu'une personne en contraigne une autre, par divers moyens, à faire ce qu'elle veut.
Effectivement, je suis d'accord qu'on donne à l'autre le consentement, par un accord tacite, un pacte subtil, d'exercer un pouvoir sur l'autre. Il n'empêche que la manifestation de ce pouvoir n'en est pas moins réelle.
Tu parlais d'ailleurs dans d'autres topics, de mémoire, de "prendre le pouvoir sur l'autre".
Quoiqu'il en soit, c'est tant mieux si on ne peut contrôler personne et si tout le monde est absolument libre, mais à un niveau basique, ce n'est pas ce que j'observe toujours.
Si on te demande de payer tes impôts, et que tu es dans une situation financière difficile, tu vas les payer, mais fais-tu ce choix librement, de toi-même, en vertu de ton pouvoir personnel, ou n'est-ce pas quelque chose qui t'est imposé (sans jeu de mot Laughing ) ? Payerais-tu cette somme spontanément si elle ne t'était pas demandée ?
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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 9:45

Hahahaha !
Oui, effectivement Marie, ce n'était pas très clair, et la question du vocabulaire est décidément très importante, et peut être source de malentendus.
On peut par exemple dire la même chose de deux manières différentes, en croyant qu'on n'est pas d'accord.
Ou inversement employer le même mot dans des acceptations très différentes (comme c'est le cas avec Maïna).
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Re: Le pouvoir

Message par Nouraya le Sam 26 Nov 2011 - 10:49

Hermann a écrit:Mais je pense que le vrai pouvoir n'est pas un pouvoir sur les autres voire contre les autres, mais un pouvoir sur soi. Dans un premier temps. Et, mieux, un pouvoir avec les autres, pour les autres.
Un maitre est celui qui se maitrise , maitrise ses propres pulsions, en se maitrisant, il dépasse plus ou moins la dualité, uni, conscient de l’unité du tout, il devient ouvert aux autres, ne voit pas en eux des concurrents, mais des êtres qui participent a sa propre évolution, et collabore ainsi avec eux pour le bien de tous en exerçant un pouvoir bienveillant.

Hermann a écrit:Sinon, ça fait un moment que je me demande, de temps à autre, quelle est la différence entre pouvoir et puissance.
Je ne sais s’il y a une distinction à faire entre les deux termes. A part que le pouvoir est masculin et la puissance est feminine. Mais une personne qui est au pouvoir est-elle toujours puissante ? Elle peut exercer le pouvoir mais veut elle l’exercer ? comment le ferait-elle ? Et surtout sur qui peut-elle avoir un pouvoir ?
Si tu as un pouvoir sur moi je suis impuissant devant toi.
Si tu n’as aucun pouvoir sur moi, tu es impuissant devant moi.


Hermann a écrit:

Peut-être que le pouvoir correspond à l'intention et à l'action,
Intention, action et modalité de l’exercice.
Hermann a écrit: Alors que la puissance est une sorte de capital, une réserve, une énergie,
Qui restera en puissance si elle n’est pas activée, nourrit et actualisée.
Pour conclure, une personne ne peut avoir un pouvoir sur nous que si nous lui octroyons cela. Mais si nous faisons confiance au tout puissant, une personne a beau être au pouvoir, avoir le pouvoir, la puissance mais elle ne peut avoir aucune prise sur nous. Le pouvoir et la puissance doivent émaner de la connaissance et s’accompagner de bienveillance, de justice, sans cela ils deviennent dictatures injustes. Des révoltes et un lourd karma attend les injustes.

je vois que je rejoins Maina sur beaucoup de points Smile
Bonne journée Smile



Dernière édition par Joy le Lun 28 Nov 2011 - 8:22, édité 1 fois (Raison : citations (rajout pseudo + balises)
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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 11:21

Nouraya a écrit:Mais je pense que le vrai pouvoir n'est pas un pouvoir sur les autres voire contre les autres, mais un pouvoir sur soi. Dans un premier temps. Et, mieux, un pouvoir avec les autres, pour les autres.
Un maitre est celui qui se maitrise , maitrise ses propres pulsions, en se maitrisant, il dépasse plus ou moins la dualité, uni, conscient de l’unité du tout, il devient ouvert aux autres, ne voit pas en eux des concurrents, mais des êtres qui participent a sa propre évolution, et collabore ainsi avec eux pour le bien de tous en exerçant un pouvoir bienveillant.
C'est exactement ce que j'entendais... Merci pour le développement, tes propos sont lumineux. sunny

Nouraya a écrit:Sinon, ça fait un moment que je me demande, de temps à autre, quelle est la différence entre pouvoir et puissance.
Je ne sais s’il y a une distinction à faire entre les deux termes. A part que le pouvoir est masculin et la puissance est feminine. Mais une personne qui est au pouvoir est-elle toujours puissante ? Elle peut exercer le pouvoir mais veut elle l’exercer ? comment le ferait-elle ? Et surtout sur qui peut-elle avoir un pouvoir ?
Si tu as un pouvoir sur moi je suis impuissant devant toi.
Si tu n’as aucun pouvoir sur moi, tu es impuissant devant moi.
Il y a une distinction entre les deux termes, sinon il n'y aurait pas deux termes. Dans aucune langue au monde deux mots ne désignent la même chose. Mais ce ne sont certes que des mots...



Nouraya a écrit:Peut-être que le pouvoir correspond à l'intention et à l'action,
Intention, action et modalité de l’exercice.
Oui, il y a aussi la modalité de l’exercice dans le pouvoir, mais je l'incluais dans l'action.

Nouraya a écrit:Alors que la puissance est une sorte de capital, une réserve, une énergie,
Qui restera en puissance si elle n’est pas activée, nourrit et actualisée.
Oui, je suis d'accord, comme tout capital, toute réserve, toute énergie. Ça mène à l'idée de potentiel.

Nouraya a écrit:Le pouvoir et la puissance doivent émaner de la connaissance et s’accompagner de bienveillance, de justice, sans cela ils deviennent dictatures injustes.
Oui, ça rejoint ce que je disais sur exercer un pouvoir avec et non sur voire contre.
Mais le pouvoir n'est pas seulement officiel, notamment politique, il est présent partout dans la vie quotidienne, mais de façon moins visible.
Et sinon, je pense qu'on devrait dire "devraient" et non "doivent", sinon on est dans la recherche de pouvoir. Laughing

Bonne journée ! Rose
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Re: Le pouvoir

Message par Sophie le Sam 26 Nov 2011 - 11:35

Pour le pouvoir et la puissance, je reprends texto ce que dit Colleuil dans son bouquin sur le référentiel de naissance, cette définition moi m'a beaucoup parlé : la puissance c'est l'énergie ; le pouvoir c'est la légitimité à utiliser cette énergie.

Si je développe dans mon langage à moi, la puissance serait donc l'énergie "brute".
En cela la puissance sans pouvoir est inutile ou dangereuse : inutile si on n'utilise pas l'énergie à notre disposition, dangereuse si le pouvoir avec lequel on l'utilise est mal orienté, ou inapproprié.

Le pouvoir c'est donc la maîtrise.
En cela je rejoins ce que tu disais : pouvoir "sur" soi = maîtrise de soi.
(et non contrôle : il y a une distinction importante pour moi entre contrôle et maîtrise, mais peut-être que ça devrait faire l'objet d'un autre post spécifique là-dessus).

Ce que tu dis est intéressant, mais on peut constater que nous avons bel et bien un pouvoir sur l'autre.

Ca dépend.
Oui, on le constate tant qu'on est auprès de gens qui nous laissent avoir un pouvoir sur eux.
Mais quand on croise une personne qui est libre intérieurement, et qui ne se laisse pas influencer, alors on se rend compte qu'on n'a de pouvoir sur personne, seulement celui que les autres veulent bien nous laisser (consciemment ou inconsciemment - la plupart du temps inconsciemment bien sûr).

tu vas les payer, mais fais-tu ce choix librement, de toi-même, en vertu de ton pouvoir personnel, ou n'est-ce pas quelque chose qui t'est imposé

C'est un exemple très concret, qui peut amener assez loin dans la réflexion.
Alors déjà : est-ce que je choisis de les payer ou pas ?
Ben ce choix-là dépend des personnes.
Moi, oui, probablement je vais faire ce choix, compte-tenu de ce qui vit en moi, que ça soit en sens positif ou négatif.
Pour moi le principe qui sous-tend les impôts est bon, redistribution et existence du service public, donc cela fait déjà que si on me demande de payer mes impôts, cela peut être difficile financièrement, mais cela n'active rien dans mon mental de type rejet, refus du système ou autre.
J'ai aussi besoin de vivre en me sentant en sécurité vis à vis des lois, parce que sinon je sais que chez moi ça activerait de la peur.
Donc je ne passe pas outre ça, je l'accepte.
Maintenant, je sais que cette "faille" liée à une peur, me poserait un problème dans certaines circonstances, si j'y étais confrontée, ben j'aurais à me positionner clairement et en réfléchissant bien. Par exemple si pour respecter la loi, je devais faire quelque chose qui était profondément insupportable pour moi, ou contraire à mon éthique profonde, liée à mon coeur.
Il se trouve que pour les impôts, c'est pas le cas, donc je n'ai pas ce problème pour l'instant. Il ne s'est pas encore posé dans ma vie.

Maintenant, est-ce que si on me le demandait pas, j'aurais spontanément payé des impôts, le système étant ce qu'il est c'est difficile à dire, mais comme j'adhère à un système de redistribution des richesses, je pense que si je vivais dans une société où l'on n'oblige personne à donner, mais qu'il existe la possibilité de le faire pour redistribuer, oui je le ferais.
Lorsque je gagnais bien ma vie, c'est ce que je faisais d'ailleurs, parce que j'estimais que j'avais moi assez pour vivre, et donc je donnais à des organismes pour que ce "trop-plein" chez moi puisse aller là où il y avait un véritable besoin.

Mais effectivement, je ne le fais pas en étant en situation financière difficile, puisque pour moi le principe sous-jacent c'est la redistribution. Donc si je fais moi-même partie de ceux qui ont "pas assez", ben y'a aucune logique à me dépouiller encore plus, puisqu'alors c'est dans l'autre sens que ça doit fonctionner.

Enfin, pour ce qui concerne les impôts, puisque tu prends cet exemple précis, il faut l'examiner en détail, et tenir compte de toutes les circonstances petites et grandes.
Les impôts en France se payent l'année N+1, donc en principe je sais déjà l'année N combien je vais payer d'impôts l'année d'après.
Donc je peux anticiper.
Si je me retrouve complètement coincée, ben déjà je me demanderai pourquoi j'ai pas tenu compte de l'information que j'avais déjà depuis un an.
Quand j'ai quitté mon travail en fin d'années dernière, compte tenu de ce que je gagnais auparavant, je savais qu'en 2011, j'allais encore payer beaucoup, même si ma situation n'est plus du tout la même.
Donc j'avais pris ça en compte. Et quand les impôts sont arrivés en septembre, ben oui je me suis dit que ça faisait beaucoup vu ma situation actuelle, mais j'étais pas surprise, et j'étais pas en position de victime, puisque je savais que ça arriverait et que j'avais pu l'anticiper.

Et je les ai payés en conscience en considérant que ces impôts correspondaient à de l'argent que j'avais gagné à un moment, et que donc ce qui me restait en réserve de cet argent servait à payer les impôts qui allaient avec.

En ce sens je ne considère pas que les impôts ou l'état prend un pouvoir sur moi là-dessus, les règles sont claires, y'a pas d'ambiguité, je suis prévenue et je peux me positionner.
Il n'appartient pas à l'état de gérer mes propres finances, ça c'est de la responsabilité, de mon propre pouvoir personnel. En prenant en compte les contraintes extérieures qui peuvent exister dans la société dans laquelle je vis.

Et si les contraintes de cette société ne me conviennent pas, alors je peux aussi choisir en toute conscience de changer quelque chose à ma situation, par exemple aller vivre ailleurs.

Etre dans son pouvoir personnel va avec le fait de bien se connaître et aussi de voir la réalité comme elle est.
Ca peut être sur un plan matériel "basique", connaître les règles qui nous entourent, savoir comment on se positionne face à elles, mais aussi sur un plan psychologique, dans des relations par exemple.
Si une personne te demande quelque chose que tu ne veux pas faire, mais que tu sais - parce que la personne te le dit par exemple - qu'elle va t'en vouloir si tu ne le fais pas, tu peux subir le truc et en vouloir à l'autre de te faire vivre ce "dilemme", ou bien tu peux te positionner en assumant ton choix.
Soit faire ce qu'on te demande parce que tu ne peux pas supporter que l'autre t'en veuille -> auquel cas, le fait que la personne ait pris un pouvoir sur toi ne dépend pas d'elle mais de toi, dans le sens que si tu le fais pour qu'elle ne t'en veuille pas, et que tu en es conscient et que tu l'assumes, alors la personne n'a aucun pouvoir sur toi, parce que toi tu sais très exactement pourquoi tu as fait ce que tu as fait.
Soit ne pas faire ce qu'elle te demande, et l'assumer là encore. C'est à dire après ne pas se plaindre parce qu'elle t'en veut, après tout tu étais prévenu.

La liberté et le pouvoir personnel pour moi ne sont pas liés à la nature des demandes ou des contraintes de l'environnement, mais à la manière dont on se positionne face à ça, en étant authentique, conscient, sans tricher avec soi-même ni se mentir à soi-même, ni se victimiser. C'est ce qui ramène l'énergie au centre de soi, et crée cet axe d'alignement intérieur qu'est à mon sens le pouvoir personnel.

Pour prendre un exemple plus difficile, une personne qui a subi une violence de la part de quelqu'un, il y a une blessure, une douleur, voire même des séquelles (physiques ou psychologiques ou les deux).
Mais cela n'enlève en rien son pouvoir personnel à cette personne.
Elle peut choisir de se laisser détruire par les séquelles ; ou bien elle peut décider de se guérir, et de continuer à avancer sur sa propre route, donc ne plus donner de pouvoir sur elle à son agresseur.

Un des meilleurs exemples pour comprendre la notion de pouvoir personnel pour moi c'est de regarder les handicapés.
J'en ai rencontré pas mal à une époque parce que le fils de mon beau-père est handicapé moteur, et il avait des copains qui venaient à la maison quand j'étais enfant.
Ben j'ai vu plein de configurations. Certains étaient en position totale de victime (souvent ceux dont le handicap était arrivé après la naissance, par un accident ou autre, parce qu'alors ils avaient connu l'avant-handicap et c'était plus dur pour eux d'accepter le changement de leur état), d'autres étaient en pleine maîtrise de leur pouvoir personnel.
Pourtant "diminués" physiquement, par rapport à ceux qu'ils appellent les "valides".
Mais tout dépend ce que l'on fait de ce que la vie nous a donné.

J'ai connu quelqu'un, dans mon travail plus tard, il n'avait pas de jambes, et seulement un "bout" de bras.
Je n'ai jamais vu quelqu'un être autant dans son pouvoir personnel que ce gars-là.
Il m'a beaucoup appris sur l'humilité et la responsabilité de soi-même et de ce qu'on fait de sa vie, rien qu'en le regardant être et vivre.

Il ne se victimisait pas.
Et c'est ça, l'expression du pouvoir personnel : ne pas se victimiser.
Faire ce que l'on peut, tel que l'on est, jusqu'au bout de ses propres limites.
Mais savoir reconnaître aussi ces limites (qu'elles soient physiques ou autre), et savoir demander de l'aide, simplement et sans fausse honte non plus.
Bref : être à sa place, pleinement conscient de soi, acteur de ce sur quoi on peut agir.
C'est ce qui donne la sensation d'être complet, et ce que l'on ait deux bras, deux jambes, ou pas ; que l'on ait fait des grandes études, ou pas ; que l'on ait de l'argent ou pas. etc...

Les seules personnes à mon sens sur qui on peut exercer un pouvoir, sont les enfants, et spécifiquement dans le cadre d'une relation parent (ou équivalent)-enfant.
Parce que l'enfant, de par un besoin de survie, donne légitimité "automatique" à ses parents, donc il accepte tout ce qui vient d'eux.
De là viennent nombre de nos blessures et failles, et aussi je crois notre difficulté à récupérer complètement notre pouvoir personnel une fois passé l'enfance.

si tout le monde est absolument libre

Je n'ai pas dit que tout le monde était absolument libre.
Mais je dis que la liberté de chacun est de sa propre responsabilité, et que chacun peut à chaque instant, oeuvrer pour sa propre liberté, ou pas.
Prendre son pouvoir personnel, ou se laisser contrôler, ou manipuler par d'autres.
Et je ne dis pas non plus que ça soit facile et évident de prendre son pouvoir personnel, parce que parfois y'a des trucs bien planqués qui "tirent les ficelles" en nous sans que nous en ayons conscience.

D'où la nécessité d'apprendre à se connaître soi-même, pleinement et d'explorer tout ce que l'on est, tout son "territoire intérieur". D'en connaître les failles comme les forces ; de les accepter et les assumer pleinement, sans rejeter la faute sur quiconque (et même pas soi-même).

Quand on n'est pas en accord avec une contrainte extérieure, et que l'on a le sentiment de la subir, il faut se demander pourquoi on n'est pas en accord, si c'est une réaction mentale ou egotique, ou si c'est un refus plus profond.
Et se demander sincèrement alors comment on se positionne par rapport à ça, en assumant son choix.

Le pouvoir personnel c'est simplement de ne pas tricher avec soi-même.
Peu importe ce que l'on fait, ou ne fait pas, on est dans notre pouvoir personnel quand on sait parfaitement pourquoi on le fait ou on ne le fait pas, et qu'on l'assume comme un choix personnel.

Y'a évidemment des choses sur lesquelles c'est plus facile que d'autres.
Parce qu'il y a des ressorts en nous qui sont plus profonds que d'autres.
Et parce que quand on est confronté à certains choix, certaines situations, être dans son pouvoir personnel nous oblige à accepter quelque chose en nous que nous n'aimons pas beaucoup ou que nous jugeons mauvais.
C'est en ça que les circonstances extérieures, sont des instruments parfaits de connaissance de soi.
Parce qu'en dehors de certaines circonstances, il y a des aspects de soi que l'on ne rencontre jamais.

Mais ça demande d'écouter ce qui se passe en soi, tout ce qui se passe en soi, ce qui tire dans un sens, ce qui pousse dans l'autre, et de se positionner si la situation le demande, en sachant pourquoi on s'est positionné comme ça, sans se mentir à soi-même.


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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 12:42

maïna a écrit:Pour le pouvoir et la puissance, je reprends texto ce que dit Colleuil dans son bouquin sur le référentiel de naissance, cette définition moi m'a beaucoup parlé : la puissance c'est l'énergie ; le pouvoir c'est la légitimité à utiliser cette énergie.
Oui, je disais que j'avais l'impression que la puissance était surtout une énergie.
Intéressant, cette notion de légitimité (à condition bien sûr qu'on parle du pouvoir personnel, et non du pouvoir au sens général).


maïna a écrit:Le pouvoir c'est donc la maîtrise.
En cela je rejoins ce que tu disais : pouvoir "sur" soi = maîtrise de soi.
(et non contrôle : il y a une distinction importante pour moi entre contrôle et maîtrise, mais peut-être que ça devrait faire l'objet d'un autre post spécifique là-dessus).
Oui, la maîtrise est différente du contrôle, terme que j'ai employé a contrario pour parler du pouvoir sur voire contre. Et oui, ce serait une bonne idée de topic.

maïna a écrit:
Ce que tu dis est intéressant, mais on peut constater que nous avons bel et bien un pouvoir sur l'autre.

Ca dépend.
Oui, on le constate tant qu'on est auprès de gens qui nous laissent avoir un pouvoir sur eux.
Mais quand on croise une personne qui est libre intérieurement, et qui ne se laisse pas influencer, alors on se rend compte qu'on n'a de pouvoir sur personne, seulement celui que les autres veulent bien nous laisser (consciemment ou inconsciemment - la plupart du temps inconsciemment bien sûr).
Je ne parlais pas de le ressentir ou de le subir (même si ça m'est arrivé, comme tout le monde), je parlais de l'observer. Je ne parle pas nécessairement de mon expérience personnelle ou de mes sentiments, mais de mes observations, dans ce topic.
Sinon, je suis d'accord qu'on laisse les autres exercer un pouvoir sur nous, inconsciemment.

maïna a écrit:
tu vas les payer, mais fais-tu ce choix librement, de toi-même, en vertu de ton pouvoir personnel, ou n'est-ce pas quelque chose qui t'est imposé

C'est un exemple très concret, qui peut amener assez loin dans la réflexion.
Alors déjà : est-ce que je choisis de les payer ou pas ?
Ben ce choix-là dépend des personnes.
Moi, oui, probablement je vais faire ce choix, compte-tenu de ce qui vit en moi, que ça soit en sens positif ou négatif.
Pour moi le principe qui sous-tend les impôts est bon, redistribution et existence du service public, donc cela fait déjà que si on me demande de payer mes impôts, cela peut être difficile financièrement, mais cela n'active rien dans mon mental de type rejet, refus du système ou autre.
J'ai aussi besoin de vivre en me sentant en sécurité vis à vis des lois, parce que sinon je sais que chez moi ça activerait de la peur.
Donc je ne passe pas outre ça, je l'accepte.
Maintenant, je sais que cette "faille" liée à une peur, me poserait un problème dans certaines circonstances, si j'y étais confrontée, ben j'aurais à me positionner clairement et en réfléchissant bien. Par exemple si pour respecter la loi, je devais faire quelque chose qui était profondément insupportable pour moi, ou contraire à mon éthique profonde, liée à mon coeur.
Il se trouve que pour les impôts, c'est pas le cas, donc je n'ai pas ce problème pour l'instant. Il ne s'est pas encore posé dans ma vie.

Maintenant, est-ce que si on me le demandait pas, j'aurais spontanément payé des impôts, le système étant ce qu'il est c'est difficile à dire, mais comme j'adhère à un système de redistribution des richesses, je pense que si je vivais dans une société où l'on n'oblige personne à donner, mais qu'il existe la possibilité de le faire pour redistribuer, oui je le ferais.
Lorsque je gagnais bien ma vie, c'est ce que je faisais d'ailleurs, parce que j'estimais que j'avais moi assez pour vivre, et donc je donnais à des organismes pour que ce "trop-plein" chez moi puisse aller là où il y avait un véritable besoin.

Mais effectivement, je ne le fais pas en étant en situation financière difficile, puisque pour moi le principe sous-jacent c'est la redistribution. Donc si je fais moi-même partie de ceux qui ont "pas assez", ben y'a aucune logique à me dépouiller encore plus, puisqu'alors c'est dans l'autre sens que ça doit fonctionner.

Enfin, pour ce qui concerne les impôts, puisque tu prends cet exemple précis, il faut l'examiner en détail, et tenir compte de toutes les circonstances petites et grandes.
Les impôts en France se payent l'année N+1, donc en principe je sais déjà l'année N combien je vais payer d'impôts l'année d'après.
Donc je peux anticiper.
Si je me retrouve complètement coincée, ben déjà je me demanderai pourquoi j'ai pas tenu compte de l'information que j'avais déjà depuis un an.
Quand j'ai quitté mon travail en fin d'années dernière, compte tenu de ce que je gagnais auparavant, je savais qu'en 2011, j'allais encore payer beaucoup, même si ma situation n'est plus du tout la même.
Donc j'avais pris ça en compte. Et quand les impôts sont arrivés en septembre, ben oui je me suis dit que ça faisait beaucoup vu ma situation actuelle, mais j'étais pas surprise, et j'étais pas en position de victime, puisque je savais que ça arriverait et que j'avais pu l'anticiper.

Et je les ai payés en conscience en considérant que ces impôts correspondaient à de l'argent que j'avais gagné à un moment, et que donc ce qui me restait en réserve de cet argent servait à payer les impôts qui allaient avec.

En ce sens je ne considère pas que les impôts ou l'état prend un pouvoir sur moi là-dessus, les règles sont claires, y'a pas d'ambiguité, je suis prévenue et je peux me positionner.
Il n'appartient pas à l'état de gérer mes propres finances, ça c'est de la responsabilité, de mon propre pouvoir personnel. En prenant en compte les contraintes extérieures qui peuvent exister dans la société dans laquelle je vis.

Et si les contraintes de cette société ne me conviennent pas, alors je peux aussi choisir en toute conscience de changer quelque chose à ma situation, par exemple aller vivre ailleurs.
Mauvais exemple, alors. Laughing

Oui, c'est sûr que si on avait le choix, à peu près tout le monde préférerait distribuer une partie de ses revenus, surtout s'ils sont importants, par solidarité, je pense, d'une manière ou d'une autre.

Ceci dit, on pourrait s'interroger sur la justesse de la redistribution des richesses par le biais de l'imposition publique, qui ne me semble pas si évidente que ça, mais c'est une autre question...

maïna a écrit:
si tout le monde est absolument libre

Je n'ai pas dit que tout le monde était absolument libre.
Mais je dis que la liberté de chacun est de sa propre responsabilité, et que chacun peut à chaque instant, oeuvrer pour sa propre liberté, ou pas.
Prendre son pouvoir personnel, ou se laisser contrôler, ou manipuler par d'autres.
Oui, là par contre on est d'accord.

maïna a écrit:Et je ne dis pas non plus que ça soit facile et évident de prendre son pouvoir personnel, parce que parfois y'a des trucs bien planqués qui "tirent les ficelles" en nous sans que nous en ayons conscience.

D'où la nécessité d'apprendre à se connaître soi-même, pleinement et d'explorer tout ce que l'on est, tout son "territoire intérieur". D'en connaître les failles comme les forces ; de les accepter et les assumer pleinement, sans rejeter la faute sur quiconque (et même pas soi-même).

Quand on n'est pas en accord avec une contrainte extérieure, et que l'on a le sentiment de la subir, il faut se demander pourquoi on n'est pas en accord, si c'est une réaction mentale ou egotique, ou si c'est un refus plus profond.
Et se demander sincèrement alors comment on se positionne par rapport à ça, en assumant son choix.

Le pouvoir personnel c'est simplement de ne pas tricher avec soi-même.
Peu importe ce que l'on fait, ou ne fait pas, on est dans notre pouvoir personnel quand on sait parfaitement pourquoi on le fait ou on ne le fait pas, et qu'on l'assume comme un choix personnel.
On est d'accord aussi sur les moyens.
Et sur le fait que ce n'est pas facile.
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Re: Le pouvoir

Message par Sophie le Sam 26 Nov 2011 - 13:57

Je ne parlais pas de le ressentir ou de le subir (même si ça m'est arrivé, comme tout le monde), je parlais de l'observer. Je ne parle pas nécessairement de mon expérience personnelle ou de mes sentiments, mais de mes observations, dans ce topic.

J'entends bien, mais je te réponds dans le langage qui est le mien, et qui passe généralement par l'expérience personnelle comme support de conscience.
Après, tu peux prendre mes propos et les placer dans un cadre général, ça marche aussi, simplement moi ma manière de répondre et me positionner sur certains sujets est de faire appel au vécu personnel, le mien principalement d'ailleurs puisque c'est le seul que je puisse prétendre connaître.

Pour ce qui est de l'observation, oui on observe un certain nombre de situations dans lesquelles une personne A exerce un pouvoir sur une personne B, ou même une foule de personnes.
Je rejoins ce que tu dis dans ton post initial dans le sens où ça n'est pas "vrai pouvoir", car celui qui exerce un pouvoir sur une autre personne en réalité se retrouve enchaîné à cette autre personne.
C'est comme le chien avec sa laisse. Le maître est aussi enchaîné que le chien en fait. Même s'il a l'impression que c'est lui qui a le pouvoir, parce qu'avec la laisse il peut décider de la trajectoire du chien.
Donc quand on exerce un pouvoir sur quelqu'un, en réalité on perd une partie de son propre pouvoir personnel et de sa propre liberté.

Et inversement d'ailleurs.
C'est à dire que c'est quand on est dépendant ou enchaîné à quelqu'un ou quelque chose que l'on cherche à avoir du pouvoir dessus, afin de contrôler une situation qui pourrait nous emmener là où on ne veut pas aller.

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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 14:18

Oui, pas de problème, on est bien d'accord.
Ceci dit il y a une différence entre parler de son expérience personnelle, et tirer des conclusions générales à partir de son expérience personnelle, sans même le préciser (je ne dis pas du tout que c'est ton cas).

Et c'est pour ça que je disais, une fois de plus, que c'est beaucoup une question de vocabulaire, et plus largement de langage, d'outils conceptuels.

Très bonne l'image du chien et de son maître. Laughing
Au moins avec les images tout le monde comprend la même chose ou à peu près.

C'est juste que je voulais préciser que en gros quand je dis "j'observe ça", ça ne veut pas dire "j'aime ça" ou "je dénonce ça".

En tous cas j'aime beaucoup cette idée de pouvoir personnel, à la quelle je commence à m'intéresser depuis quelque temps. sunny
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Re: Le pouvoir

Message par Sophie le Sam 26 Nov 2011 - 15:07


C'est juste que je voulais préciser que en gros quand je dis "j'observe ça", ça ne veut pas dire "j'aime ça" ou "je dénonce ça".

Etre un témoin de ce monde... Very Happy
Constater, observer, exprimer et ensuite discuter si besoin.
Tu es pas journaliste par hasard Hermann ? Wink
(ou un truc approchant)

je vais lancer un post sur contrôle et maîtrise.
Et aussi un sur l'expérience personnelle et les enseignements qu'on peut en tirer sans tomber dans la généralisation.

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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 15:13

Si un truc approchant, pour l'instant, entre autres (bref, c'est compliqué). tongue
Mais d'une part je n'y vois vraiment pas de problème, et d'autre part on peut être spectateur de ce monde tout en étant acteur de ce monde, et s'intéresser à l'extérieur n'empêche pas de s'intéresser à l'intérieur.
On peut être sur une voie spirituelle sans être autiste ou ermite. Laughing
Par contre je ne m'intéresse plus aux actualités et "informations" depuis des années, ça ne m'intéresse pas de savoir ce qui se passe chez le voisin, ce qui m'intéresse c'est de comprendre ce monde, pas seulement moi-même.
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Re: Le pouvoir

Message par Sophie le Sam 26 Nov 2011 - 15:40

Je ne disais pas ça dans un sens négatif bien au contraire.
J'ai beaucoup de respect pour les gens qui observent et témoignent, ils me donnent souvent la sensation d'être des témoins et des gardiens de ce monde.

Je crois que les êtres humains dans leur manière d'être souvent auto-centrés ont besoin qu'il existe comme ça des "miroirs", des observateurs, des gens qui ne regardent pas que leur propre nombril, et qui essayent de comprendre.

Donc tu sais quoi Hermann ? Merci Very Happy

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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 15:47

Ouais enfin c'est juste que j'habite à côté des anciens locaux du journal le Monde, ça se limite à peu près à ça. Laughing

Non mais sinon, en gros je suis historien et je fais du journalisme, mais en amateur, et sur la musique, donc vraiment rien de politique ou autre.

Et c'est plutôt à moi de te remercier car toutes tes remarques m'enrichissent beaucoup. Sage
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Re: Le pouvoir

Message par Nouraya le Sam 26 Nov 2011 - 16:23

Salut, Smile
Hermann a écrit:
Il y a une distinction entre les deux termes, sinon il n'y aurait pas deux termes. Dans aucune langue au monde deux mots ne désignent la même chose. Mais ce ne sont certes que des mots...
Que fais-tu des synonymes dans ce cas? en consultant le Larousse, j'ai bien vu que le mot pouvoir est donné comme l'un des synonymes du mot puissance.


Hermann a écrit:Et sinon, je pense qu'on devrait dire "devraient" et non "doivent", sinon on est dans la recherche de pouvoir. Laughing
Je suis francophone et des fois les subtilités de la langue francaise m'échappent Embarassed
Bonne soirée sunny


Dernière édition par Joy le Lun 28 Nov 2011 - 8:25, édité 1 fois (Raison : citations (rajout pseudo + balises)
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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 16:30

Un mot synonyme d'un autre n'a jamais la même signification que ce mot.
Par exemple si tu prends immeuble et bâtiment, ou tableau et peinture, ce sont des synonymes, mais ils ne désignent pas tout à fait la même chose.
A quoi ça servirait d'avoir plusieurs mots voulant dire la même chose ?

Pour ma boutade, ce n'est pas du tout une question de subtilité de la langue française, mais d'intention.
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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 16:35

Bien le bonsoir à nos amis québecois. Wink
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Re: Le pouvoir

Message par Nouraya le Sam 26 Nov 2011 - 16:44

Hermann a écrit:A quoi ça servirait d'avoir plusieurs mots voulant dire la même chose ?
les différents mots tentent de cerner une idée, un concept, un principe ou de définir une chose, de se rapprocher de son essence, des fois nous réussissons à le faire mais la plupart du temps l'essence est indéfinissable ou ineffable elle nous échappe et la je m'échappe Laughing .

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Re: Le pouvoir

Message par Hermann le Sam 26 Nov 2011 - 16:56

scratch Ça ne répond pas à la question... Normal puisqu'il n'y en a pas, de réponse.
Tu es persévérante... Laughing
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Re: Le pouvoir

Message par Nouraya le Sam 26 Nov 2011 - 17:00

Tout comme toi cheers Trinquons
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Re: Le pouvoir

Message par air le Sam 26 Nov 2011 - 17:45

Sans vouloir chipoter, il me semble que, si dans la langue française il n'y a pas de synonymes ayant exactement la même signification, ce n'est pas le cas d'autres langues et en particulier de l'anglais, car les mots anglais peuvent avoir trois origines différentes (saxe, française et je ne sais plus pour la troisième) et du coup, il peut y avoir jusqu'à 3 synonymes exacts.

Il me semble que c'est ce qu'un de mes professeurs d'anglais nous avait expliqué. C'est à vérifier.

C'est pour cela que le français est la langue diplomatique par excellence, par les nuances et subtilités extrêmes qu'elle est capable d'apporter par ces synonymes qui n'en sont pas vraiment.

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Re: Le pouvoir

Message par ananie le Sam 26 Nov 2011 - 20:03

Maina a écrit:Concernant le pouvoir sur l'autre, je crois qu'en réalité nous n'en avons aucun.
Nous n'avons que celui que l'autre nous donne, mais si l'autre cesse de nous donner pouvoir sur lui, alors on se retrouve "le bec dans l'eau", à se rendre compte qu'en réalité on ne peut contrôler personne.
Je me sens entièrement d'accord avec ça, et surtout pour ce qui est de l'ordre du psychologique ou de la suggestion.
Je replacerai même ça dans le contexte de la manipulation psychologique ou le manipulateur n'a que le pouvoir que lui donne le manipulé. Et ce pouvoir est souvent donné en se basant sur l'égo du manipulé : son désir d'être reconnu, sa culpabilité...etc.
C'est valable au niveau individuel mais aussi collectif : beaucoup se plaignent du fait que la société les manipulent, mais cette manipulation se passe grâce à leur approbation. Approbation qui se basent bien souvent sur un désir de ne pas être exclu et d'être bien vu par la plupart des gens.

J'ai même tendance à penser qu'en définitive nous ne sommes manipulés que par nos tendances égocentriques.

Sinon le pouvoir peut aussi s'entendre comme des possibilités : pouvoir faire ceci ou cela. Ce qui fait que l'on assimile parfois le pouvoir extérieur à la liberté, alors que la liberté ne peut être qu'intérieure... Tant que nous n'aurons pas de pouvoir sur nos tendances négatives, nous ne nous sentirons jamais libres je crois, et nous serons facilement manipulables.

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