Le Hara

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Le Hara

Message par ananie le Dim 6 Nov 2011 - 19:18

Le Hara est un centre énergétique situé 3 ou 4 doigts sous le nombril et à l'intérieur du ventre.

Les pratiques japonaises y font souvent référence, que se soit dans les arts martiaux au la pratique du zen.

Porter son intention dans cette région de notre corps nous place dans l'attention juste : centré, enraciné, en contact avec notre essence profonde et ouvert aux autres et à la grâce divine.
Cela permet également d'avoir une grande stabilité physique et intérieure.

Voici quelques citations de l'excellent livre de Karlfried Graf Dürckheim : "Hara Centre vital de l'homme" :

« L'homme qui possède le Hara a retrouvé le chemin de son centre originel et est capable d'en témoigner. Cela correspond à un état particulier qui concerne la personne toute entière, état dans lequel l'opposition corps-âme n'existe plus. »

« C'est en effet dans un comportement qui ne met pas l'accent sur le moi que se manifeste la présence d'un hara solidement ancré. "

« Celui qui a acquis la maîtrise du hara peut garder son calme dans n'importe quelle circonstance, même face à la mort. (…) Celui qui possède le hara voit le monde sous un autre angle. Il l'accepte comme il est et, bien que ce monde soit toujours différent de ce qu'il souhaiterait, il sent toujours une harmonie mystérieuse entre lui et ce dernier."

« L'ennemi le plus tenace que l'on rencontre lorsque l'on entreprend d'acquérir la force du centre vital est donc le Moi ambitieux qui empêche la parfaite manifestation du savoir-faire. Ce n'est qu'après avoir réussi à éliminer les interférences du Moi que l'on obtiendra un résultat parfait, fruit d'une maturité intérieure. A partir de ce moment là, la fixation rationnelle n'est plus indispensable, la volonté se tait, le cœur s'apaise, et l'homme, heureux et sûr de lui, accomplit l’œuvre sans effort, naturellement, comme si, en fait, il n'intervenait pas. Ce n'est plus lui qui vise la cible, ''on'' vise pour lui – ''on'', c'est à dire la force jaillissant du centre vital. »

« Le Hara est le centre du corps humain, mais le corps est plus qu'un simple objet bio-physiologique. C'est pourquoi le Hara est également le centre spirituel dans la mesure où le corps est l'enveloppe naturelle de l'esprit. »

« Le corps humain, dans son attitude, n'est rien d'autre que l'expression d'un état de la personne entière. Il en est de même du centre de gravité : bien qu'il puisse être localisé dans une région déterminée du corps, il exprime un état de la personne entière qui se reflète dans son comportement tant physique tant que psycho-spirituel à travers le corps et à travers l'âme. Le centre de gravité est donc l'expression non seulement du corps et de l'âme, mais d'une troisième réalité : l'homme dans sa totalité, conforme à son être et adapté au monde.
Le Hara – le vrai centre – est la condition préalable, l'expression et le témoignage de la forme de vie de l'homme qui, dans la totalité de son être, entretient un rapport juste avec le ciel et la terre, avec le monde et avec lui-même. »

« La conscience centrée sur le Moi, le cœur lié au Moi, la nature limitée par le Moi, tout doit se fondre et être abandonné durant la descente vers le bas, avant que l'homme puisse entreprendre le pèlerinage vers la vraie lumière. Tout cela revient à dire que l'homme doit déplacer son centre de gravité du haut vers le bas (…) Seul le mouvement qui permet au Moi crispé de se dissoudre dans le Centre-Terre Maternel peut amener une renaissance. »

« Le Hara a toujours deux aspects. D'une part, il confère à celui qui le possède une force particulière lui permettant de maîtriser la vie en ce monde. Et d'autre part, la présence de cette force témoigne que l'homme a établi le contact avec les forces surnaturelles de son être essentiel. (…) Seul le Hara permet vraiment à l'homme de pleinement réaliser le véritable sens de la vie, c'est à dire de manifester l'Être dans l'existence. »

« C'est seulement en étant ancré dans le Hara que l'on peut se libérer de la domination du Moi dont les objectifs : sécurité, possession, valeur aux yeux d'autrui et puissance, cachent les objectifs de l'Être. Chez l'homme s'identifiant encore au Moi, le centre n'est pas situé au milieu du corps, dans le bassin, mais plus haut, dans la région tête – poitrine – cœur. »
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Re: Le Hara

Message par ananie le Dim 6 Nov 2011 - 19:18

D'autres citations :

« Le Hara ouvre l'accès à l'Être. Il en va ainsi de l'homme qui a préparé en lui-même le terrain permettant la ''juste montée'' des forces spirituelles et la réception, par ailleurs, de tout ce qui lui est donné ''d'en haut''. »

« Si le mouvement vers le bas (…) s'accomplit comme il faut, il est automatiquement suivit d'un autre mouvement : celui d'un développement, d'une croissance vers le haut. On sent la force qui vient du bassin monter dans le dos, puis dans tout le corps. Cela engendre une libération de la partie supérieure du corps et la personne toute entière à l'impression de se trouver ''élevée''. »

« Ce que l'on ressent au niveau de la nuque et des épaules dépend étroitement de la façon dont on se tient, bien ''ancré'' dans le bassin ou non. Et cela a une importance non seulement sur le plan physique mais également sur le plan psychique. (…) la manière dont l'homme se tient (…) révèle, par exemple, s'il s'engage de façon exagérée ou si, au contraire, il est capable de prendre les choses comme elles viennent. »

« Le premier don du Hara est une meilleure stabilité et une plus grande force de réalisation et d'affirmation et le deuxième est la ''forme vraie'' propre à l'homme. (…) Le troisième don : une plus grande réceptivité à la transparence. En effet, l'exercice vise en définitive à établir le contact avec le ''tout autre'', c'est à dire la réalité transcendante. »

« Plus l'homme est ancré dans le Hara, plus il lui est facile d'être présent dans le hic et nunc (ici et maintenant). »

« Le Hara rétablit l'unité de l'homme avec lui-même. Sur le plan corporel, cela signifie que celui-ci ne vit pas constamment en contradiction avec les pulsions élémentaires qui veulent s'exprimer, qu'il n'est pas sans cesse placé devant l'alternative de se livrer à elles ou de les refouler. Le Hara nous ouvre pour ainsi dire un ''espace'' entièrement nouveau dans lequel toutes les tensions accumulées en l'homme vont se fondre sans être obligées de se décharger à l'extérieur. Ce qui, sans le Hara, ne peut se libérer qu'en éclatant, (…) peut être ''déchargé'' dans un mystérieux ''espace intérieur'' et y est transformé en une force qui vient potentialiser l'ensemble des forces de la personne. Le Hara confère ainsi à l'homme un pouvoir légitime sur sa sexualité. Seule la sexualité telle que le Moi la conçoit, c'est-à-dire limitée à une certaine forme de satisfaction, engendre cette tension insupportable qui doit être réprimée ou vécue. Pour celui qui possède le hara, il existe une troisième possibilité : se libérer de cette tension en ouvrant une ''porte intérieure''. (…) Alors la tension stérile disparaît et la force accumulée prend une signification créatrice. »


« La sensation étrange d'être libéré dans le haut du corps, donc dans la région qui correspond au domaine du Moi, devient très nette dès que l'homme parvient à ''descendre'' dans le centre vital. »

« Le Hara (…) rend stable, clairvoyant, précis et efficace dans toute action. (…) Grâce au Hara, il est capable d'accepter chaque situation telle qu'elle est, sans nécessairement devoir l'approuver, mais sans la rejeter non plus. Le Hara permet de prendre avec calme ce dont le Moi se serait automatiquement défendu. (…) Celui qui a le Hara peut endurer des souffrances physiques qui seraient sinon intolérables. ; les offenses n'ont pas de prise sur lui, les réactions impulsives sont facilement évitées, mais, lorsqu'il le faut, il sait réagir, sans écouter son Moi peureux. La fausse sensibilité, même à l'égard des autres, disparaît. (…) Tant que l'homme est enraciné dans le Hara, il supporte le froid et la chaleur ; il ne contracte ni refroidissement ni maladies contagieuses. Celui qui a le Hara peut également traverser des situations dangereuses sans en être dérangé. »

« Au fur et à mesure que l'homme s'enracine dans le Hara, il sent naître en lui une force qui n'est pas celle que l'on a, mais celle sur laquelle tout notre être repose, celle que l'on est manifestement au fond de son être. »

« Le Hara (…) donne accès au bonheur et aux bienfaits d'un amour pour ainsi dire cosmique, qui est impersonnel, différent de l'amour ressenti par une personne à l'égard d'une autre personne. Cette expérience d'une forme d'amour à la fois génératrice de force, pleine de sens et non égocentrique, que le Hara permet de vivre et dont nous venons de parler, le débutant ne la vivra que sous la forme d'une grâce passagère. Sa réalité, le pouvoir régénérateur de la vie et l'action transformatrice du Hara sur l'homme, il ne les connaîtra que s'il s'exerce régulièrement, fidèlement, à la pratique de la Voie. »

« Seule le Hara permet un contact permanent avec l'Être. »

« Il n'y a, en fait, que la pensée dualiste du Moi qui distingue l'âme du corps. »

« Le Hara est le lieu où apparaît l'unité de la vie originelle. »

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