Les victimes

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Les victimes

Message par ananie le Mer 28 Mar 2012 - 17:57

Rappel du premier message :

Certaines personnes ont un comportement de victime.

Elles ont appris à attirer l'attention des autres par la plainte.
Sans doute parce que dans leur enfance, il n'y avait que ça qui marchait avec leur entourage.

Du coup, elles se plaignent de leur mal être pour que les autres leur portent attention. C'est en quelque sorte une recherche d'amour.
Et elles s'arrangent souvent pour avoir des motifs de se plaindre. Du coup, elles voient tout en noir, ou alors se mettent dans des situations particulièrement difficiles ; comme par exemple de rester avec un conjoint violent ou irrespectueux.

Avec ces personnes, aussi contradictoire que cela puisse paraitre, la meilleure chose à faire pour les aider est de ne pas les aider.
Car plus on va les aider parce qu'elles vont mal, plus elles vont s'arranger pour ne pas sortir de leur souffrance afin de garder notre attention.
Par contre, si on ne les plaint pas, leur stratagème (dont généralement elles ne sont pas conscientes) qui consiste à aller mal pour attirer l'attention ne leur servira plus à rien.
Du coup, avec nous au moins, elles sortiront de leur mal être.

En fait les deux comportements à éviter (car ils vont renforcer le fonctionnement de la victime) sont celui de sauveur (qui consiste à aider les autres pour se valoriser soi-même) et celui de bourreau.

De plus, je crois que si tout le monde n'adopte pas ce fonctionnement de manière exagérée, je crois que nous avons tous plus ou moins des tendances à cela, auxquelles il faut être vigilant.

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Re: Les victimes

Message par ananie le Jeu 29 Mar 2012 - 13:13

Marie a écrit:N'oublions jamais que cela se passe INCONSCIEMMENT et pas volontairement au sens d'un choix délibéré. Sinon cela n'aurait plus aucun sens. Et nous savons tous ici (enfin je crois) que quelque chose d'inconscient n'est pas conscient (par définition!)
Oui c'est inconscient, mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas un choix volontaire et délibéré. C'est un choix que nous avons fait à un moment donné, puis refoulé parce que nous ne l'assumions pas.
Notre inconscient n'agit pas malgré nous. Notre inconscient c'est nous aussi. La seule différence c'est que ce sont des parties de nous que nous ne voulons pas nous avouer à nous-mêmes.
Il ne faudrait pas tomber dans l'idée piège que nous sommes la victime de notre inconscient.

Hermann a écrit:Etre reconnu en tant que victime ne signifie pas bien sûr être conforté dans ce rôle avec le feu vert pour s'y complaire toute sa vie, mais au contraire être reconnu dans ses souffrances, pour pouvoir sortir de ce rôle en travaillant sur elles.
C'est vrai que passer de "les autres me font du mal" ou "la vie est injuste" à "j'ai mal, mais je sais que ce n'est pas de la faute des autres" ou "je trouve ma vie injuste, mais ça peut changer", en gros, par exemple, ça change tout, et ça ne fait pas abstraction de la souffrance, qui est réelle.
Le problème c'est qu'une victime va toujours dire que c'est de la faute des autres, qu'elle n'y est pour rien. Et ce qu'elle demande, c'est cela : qu'on reconnaisse que ce n'est que de la faute des autres, et pas du tout de la sienne.Je crois que l'on ne peut pas rentrer là dedans.
Quelqu'un qui dit "je souffre, mais il faut que je travaille sur moi et m'en sorte" n'est déjà plus dans la victime. La victime considère qu'elle n'y est absolument pour rien, ou alors, qu'elle est victime de ses fonctionnements, et que là non plus elle n'y peut pas grand chose. En fait ce qui la caractérise, c'est qu'elle ne fait rien de concret pour sortir de sa souffrance.
Quelqu'un qui dit "untel me fait souffrir" mais qui le lui dit clairement, s'affirme, exprime son mécontentement et sa souffrance face à lui n'est pas du tout dans la victime, même s'il considère que c'est la faute de l'autre (car parfois c'est réellement le cas).
La victime elle va se plaindre de untel, mais ne rien faire de concret pour que ça change, et elle ne va jamais affronter la personne en question.

Sophie a écrit:De toute façon je crois que l'on reconnaît aussi une victime au fait que la personne dit très rarement "je", et n'exprime pas vraiment de sentiments ou de besoins explicites. Quand on commence à exprimer ce qu'on ressent, et ses besoins, on n'est déjà plus dans la victime, on est dans le début de la responsabilité : de sa propre parole, de ses propres besoins, de ses propres ressentis.
Oui ! Sage

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Re: Les victimes

Message par Marie le Jeu 29 Mar 2012 - 14:28

ananie a écrit:
Marie a écrit:N'oublions jamais que cela se passe INCONSCIEMMENT et pas volontairement au sens d'un choix délibéré. Sinon cela n'aurait plus aucun sens. Et nous savons tous ici (enfin je crois) que quelque chose d'inconscient n'est pas conscient (par définition!)
Oui c'est inconscient, mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas un choix volontaire et délibéré. C'est un choix que nous avons fait à un moment donné, puis refoulé parce que nous ne l'assumions pas.
Notre inconscient n'agit pas malgré nous. Notre inconscient c'est nous aussi. La seule différence c'est que ce sont des parties de nous que nous ne voulons pas nous avouer à nous-mêmes.
Il ne faudrait pas tomber dans l'idée piège que nous sommes la victime de notre inconscient.

Je suis d'accord si ce n'est que je pense moi que si nous avons refoulé, c'est parcequ'autrement nous n'aurions pas pu survivre. Donc pour que ça soit prêt à ressortir il faut du chemin, du chemin du chemin et de la confiance, et, finalement tout un tas de facteurs très sensibles . De la dentelle, à détricoter en douceur, presque point par point (même si parfois, Dieu merci tout un pan se défait de lui-même.). Voilà mon avis et je l'affirme ! Laughing cyclops
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Re: Les victimes

Message par ananie le Jeu 29 Mar 2012 - 14:42

Marie a écrit:Je suis d'accord si ce n'est que je pense moi que si nous avons refoulé, c'est parce qu'autrement nous n'aurions pas pu survivre. Donc pour que ça soit prêt à ressortir il faut du chemin, du chemin du chemin et de la confiance, et, finalement tout un tas de facteurs très sensibles . De la dentelle, à détricoter en douceur, presque point par point (même si parfois, Dieu merci tout un pan se défait de lui-même.). Voilà mon avis et je l'affirme !
Bien si tu l'affirmes cheers

Et je suis pleinement en accord avec tout ça.

J'exprime jusqu'ici l'idée qu'il ne faut pas laisser la victime se complaire dans son rôle et ne pas le nourrir. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas faire preuve de douceur et de patience.

C'est important je crois que tu notes cette différence entre agresser et ne pas nourrir un rôle.
Ne pas nourrir son rôle peut être pris par la victime comme une agression. Mais ce n'en est pas une.
Par contre, vouloir l'en faire sortir de force est une agression.

Le truc, je crois, avec une victime, c'est de parler de soi.
J'ai rencontré il y a quelques temps un psychothérapeute qui agissait de cette manière. Je l’appellerai M.
Du style : M se trouve face à une personne qui est à fond dans le rôle de la victime, et qui se plaint de toujours être toute seule. Mais tout en se plaignant, elle a une attitude corporelle fermée sur elle même et elle ne regarde jamais M dans les yeux. Quelque part, elle se renferme complètement sur elle même et se coupe de tout contact.
Du coup, forcément, dans sa vie de tous les jours, et ne doit permettre à personne de l'approcher.
Alors M, au bout d'un moment, lui dit avec beaucoup de douceur : "moi aussi, là, maintenant, je me sens seul". Alors la personne se pose, se met à pleurer et à le regarder.
M lui dit : "déjà là, je me sens moins seul... et vous ?". Et la personne de lui répondre "moi aussi".
Et ça bouge ce genre de choses.

Osez s'écouter, être sensible, à l'écoute de soi, exprimer ce que l'on ressent, c'est justement ce que ne fait pas du tout la victime. Elle accuse les autres au lieu de se mettre à l'écoute d'elle même et d'exprimer ce qu'elle ressent. Du coup, si on le fait en sa présence, ça perturbe complètement son fonctionnement et la remet en question.

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Re: Les victimes

Message par Marie le Jeu 29 Mar 2012 - 14:58

Si la confiance est là entre patient et praticien, je trouve aussi que c'est une bonne pratique.
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Re: Les victimes

Message par ananie le Jeu 29 Mar 2012 - 15:01

Oui et je crois que c'est aussi valable dans la vie de tous les jours avec les personnes qui nous sont proches : osez leur dire ce que leur attitude nous fait ressentir.

Cela va avec le sujet sur la CNV :
http://www.forumspirituel.fr/t382-la-communication-non-violente-ou-cnv#8021

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Re: Les victimes

Message par ananie le Jeu 29 Mar 2012 - 16:25

J'en parlais surtout dans les rapports de la vie de tous les jours.

Et dans ce cas là, il ne s'agit pas de thérapie : on n'a pas à aider ou à guérir les victimes que l'on rencontre (sinon on tombe dans le sauveur), mais plutôt à mon avis à se positionner de manière juste et vrai face à elles.

Certaines s'en serviront de déclencheur pour aller faire un travail avec un thérapeute (parce que je crois qu'il faut vraiment quelqu'un d'extérieur) et d'autres nous fuiront parce qu'elles ne veulent pas changer.

Pour ma part, lorsque j'ai commencé à arrêter de jouer les sauveurs, certaines victimes de mon entourage se sont mises à faire un vrai travail sur elles et du coup à évoluer ; et les autres se sont enfuies parce qu'elles ne voulaient pas changer. Et cela me va bien de ne plus avoir dans mon entourage de victime qui ne veulent pas changer.

Après si on est dans un métier d'aide, je crois que c'est différent.
Mais dans sa vie personnelle, je crois que l'on est en droit de se positionner clairement et de prendre le risque que la personne ne veuille plus nous voir (ce qui n'empêche pas de le faire avec douceur).

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Re: Les victimes

Message par Marie le Ven 30 Mar 2012 - 16:32

Alors voilà, pour faire un tout complet , je trouve qu'il faut aussi tenir compte des manipulateurs. http://guminelli.chez.com/ d'une part, et des histoire de vie qui poussent facilement dans ce triangle infernal "ces femmes qui aiment trop-1" Robin Norwood. I love you
Sinon on se retrouve , victime (mais aux yeux de la loi également et avec juste raison) si à la base on est du genre sauveur sans introspection ni thérapie Suspect Vous me suivez ? scratch clown Laughing
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Re: Les victimes

Message par ananie le Ven 30 Mar 2012 - 20:16

Ton lien me renvoi à une page inexistante Marie.

Sur le titre "ces femmes qui aiment trop", je crois que l'on ne peut pas trop aimer.

Je trouve que ce titre prête à confusion, car il pourrait amener à croire qu'il y a une opposition entre s'aimer soi-même et aimer l'autre. Comme s'il fallait apprendre à s'aimer plus soi-même pour se préserver, et aimer un peu moins les autres pour trouver un juste milieu.

Mais il n'y a pas d'opposition : si l'on se nuit à soi même en aimant l'autre, c'est que ce n'est pas de l'amour. Mais c'est qu'il y a de l'égo quelque part, qui se cache sous une apparence d'amour pour se justifier, mais qui en réalité est très loin d'en être.

Par exemple se sacrifier pour l'autre ce n'est pas de l'amour, car la motivation profonde ce n'est pas le bien de l'autre, mais c'est souvent de se faire aimer de l'autre, voir même de le rendre dépendant de nous.
Ou encore, la motivation c'est de souffrir, pour pouvoir se plaindre et ensuite forcer en quelque sorte les autres à nous porter de l'attention.


Il y a une exception : certains grands maîtres spirituels se sacrifient pour le bien des autres. Ils donnent leur vie pour les autres.
Mais en quelque sorte ce n'est pas vraiment un sacrifice, puisque c'est leur plus grande joie, leur bonheur. Et ils n'en souffrent pas du tout.

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Re: Les victimes

Message par Marie le Sam 31 Mar 2012 - 6:11

Le lien marche pour moi désolée. (30 critères pour déceler un manipulateur cf forum frère)
Pour "ces femmes qui aiment trop-1" dont le sous-titre est " retrouver confiance en soi pour créer une relation heurreuse et équilibrée" il s'agit comme je l'ai stipulé, de lire quelques unes des histoires de vies qui mènent à ces couples désastreux où tout tourne au sein de ce triangle infernal victime-sauveur-persécuteur et dont le prétexte est bien l'amour les 3/4 du temps. Quand on est aveuglé par ça ananie on est réellement persuadé que c'est le plus fort et le plus beau des amours qu'on puisse donner. Il n'apparaît que plus tard qu'il s'agissait d'un leurre.
Robin Norwood est une psychothérapeute qui s'est consacrée aux problèmes d'alcoolisme et de toxicomanie avant de se spécialiser dans la dépendance affective.
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Re: Les victimes

Message par air le Sam 31 Mar 2012 - 9:35

Marie a écrit:Le lien marche pour moi désolée.
C'est étrange, parce qu'il manque une lettre dans ton URL, la bonne adresse est la suivante :
http://gulminelli.chez.com/ (il y a un "l" en plus dans "gulminelli")
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Re: Les victimes

Message par Marie le Sam 31 Mar 2012 - 11:35

ouououpsss ... Embarassed Sifflote scratch
merci air Very Happy
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Re: Les victimes

Message par ananie le Sam 31 Mar 2012 - 16:48

Marie a écrit:Quand on est aveuglé par ça ananie on est réellement persuadé que c'est le plus fort et le plus beau des amours qu'on puisse donner. Il n'apparaît que plus tard qu'il s'agissait d'un leurre.
Oui, et je pense que ça doit vraiment être difficile de reconnaitre que c'était un leurre.
Parce que passer du truc valorisant de "je souffre parce que j'aime trop" à : "je souffre parce que je veux nourrir mon égo", ça doit donner une claque, et demander un immense courage pour l'accepter.

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Re: Les victimes

Message par Sophie le Dim 1 Avr 2012 - 11:57

Je dépose sur ce post une prise de conscience personnelle à propos du rôle de victime, cela peut éventuellement être utile à certain(e)s qui vivent ce rôle aussi parfois, les vécus différents peuvent se répondre, cela arrive.

Il m'est apparu très clairement ce matin, dans une situation toute bête (j'avais mal au ventre, et mon homme était venu s'occuper un peu de moi, m'apporter du thé, des petits biscuits et un peu de compassion et de douceur Very Happy), que j'avais énormément de mal à passer d'un état de mal-être à un état de bien-être de manière fluide.

Je l'ai ressenti de la manière suivante.
Il m'avait demandé s'il pouvait me laisser, j'ai dit oui, il est remonté dans son bureau.
Je n'avais presque plus mal au ventre et j'étais prête à me lever, quand j'ai senti un frein, culpabilité.
Et la pensée immédiate : "si je vais mieux aussi vite, il va vraiment penser que j'ai juste fait de la comédie.....".

Et là ça a éclairé un peu tout d'un coup sur ce qui avait entretenu en moi la victimisation.
Si je vais mal à un moment, vraiment, mais qu'ensuite je me sens mieux, on va penser que je mentais, et que je n'allais pas vraiment mal, et on va me considérer comme une fille qui se plaint juste pour qu'on s'occupe d'elle alors qu'en fait trois minutes après elle va très bien.

Donc c'est complètement paradoxal et un peu absurde (les méandres du mental parfois... ça conduit à des drôles d'absurdités) : je suis tombée dans la victimisation parce que je ne voulais pas qu'on me considère comme quelqu'un qui se plaint pour rien.

Je voulais inconsciemment montrer à l'autre : regarde, je suis vraiment pas bien, c'était pas du chiqué, et d'ailleurs la preuve que c'est ça continue vachement longtemps, et que je m'en sors pas.

Cela a pris racine en partie dans tout un climat de méfiance de mon enfance et de non écoute des ressentis (de tout le monde, pas seulement les miens).

C'est un peu comme le schéma de même type que "c'est celui qui gueule le plus fort qu'on entend et qu'on écoute le plus" ; là pour la plainte, c'est à dire "c'est celui qui se plaint le plus et le plus longtemps, dont on va reconnaître qu'il dit la vérité par rapport au fait qu'il se sent mal ; les autres n'ont pas vraiment mal, puisqu'ils ne se plaignent pas autant et que ça leur passe aussi vite, ce sont des simulateurs".

Mon compagnon a fait un acte symbolique après que je lui ai expliqué ça, d'abord il m'a dit que lui l'avait déjà perçu mais qu'il me l'avait jamais dit par crainte que je le prenne très mal Laughing , et il m'a dit, en me faisant bien écouter les yeux fermés en me concentrant sur mon ressenti : "Je suis content que tu n'aies plus mal, et je ne crois pas que tu m'aies menti, je te crois sur le fait que tout à l'heure, même il y a cinq minutes, tu avais vraiment mal."

Voilà... c'est un vécu personnel, manière d'expliquer, ou éclairer, le genre de croyance qui peut entretenir une démarche de victimisation.

Ce qui me permet d'ailleurs, pour ce qui me concerne, d'aller jusqu'au bout de la reconnaissance que je me suis positionnée en victime, de l'accepter sans nourrir de la honte ou de la culpabilité, mais sans non plus me dédouaner de ma responsabilité.
Comprendre la racine de certains fonctionnements permet aussi de se mettre en paix avec soi, et de trouver le chemin pour ne pas reproduire ces fonctionnements ensuite.

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Re: Les victimes

Message par Chrysoprase le Dim 1 Avr 2012 - 12:50

MMMM Very Happy

ça me parle bien ce que tu dis là. Mais ça prend une autre forme dans mon histoire. Comme je l'ai un peu dis dans le post sur "agressivité et affirmation", mon fonctionnement de victime viens d'une survalorisation de ma personne par ma mère. Et je me suis rendu compte que mon fonctionnement de victime il venait dire, "non je ne suis pas parfaite, non je ne vais pas!!!" c'est comme si je cherchais a dire ça, mais en même temps comme ma mère est une sauveuse, elle répondait a ça par "tu es formidable c'est les autres le problème" et ça ne faisait que nourrir mon malaise, mais je n'ai jamais trouver comment dire autrement que ça n'allait pas (car si j'étais pas parfaite elle n'allait plus m'aimer) et puis comme quand elle me disais ça ça allait momentanément mieux, pourquoi me poser des questions!!!

c'est vrais que je trouve ça tordu et compliqué.

du coup j'ai commencer a voir que ça n'allait vraiment pas a l’intérieur quand je suis partis de chez moi, et oui plus de maman sauveuse, la cata: dépression assurer. Et comme je ne suis plus tombé sur des sauveurs, je leurs est fait endosser le rôle facile, de bourreau.

Milles pardons a mes ex!!! je regrette bien, car ce sont des personnes très bien.

Et mine de rien, je remercie Dieu car j'aurais pu avoir des sauveurs dans ma vie, mais il en a été décidé autrement.

Et donc maintenant je vois bien que c'est a moi de bouger et de sortir de ce fonctionnement de victime. J'ai commencer en prenant conscience que "personne ne viendrais me sauver", je me répète cette phrase tout les jours des le matin, pour ME prendre en main. Et du coup je commence a ne plus voir mon entourage comme des bourreaux, c'est bien agréable et les relations sont plus vrais.

C'est encore fragile mais tout ça pour dire que je vois de quoi tu parles c'est comme ci la victime crie au monde "CA NE VA PAS", par ce que vraiment a un moment ça n'allait pas et ça n'a pas été entendu. Et le fonctionnement s'inscrit et les sauveurs le nourrisse et le personne neutre peuvent se transformer par nos soin en bourreau..... bref c'est vraiment a nous a l’intérieur de nous prendre en main et comme tu l'écris plus haut de nous responsabiliser.

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Re: Les victimes

Message par Sophie le Dim 1 Avr 2012 - 13:48

Oui en fait ce que tu dis me fait penser, que dans les trois rôles, il y a quelque chose dessous qui est un besoin authentique, mais qui est perverti par l'ego, parce qu'on n'a jamais réussi à l'assumer et le reconnaître pleinement.

Pour la victime, c'est quelque chose comme "j'ai besoin d'être entendu quand je vais mal" -> ce qui se transforme par l'ego en "je vais mal, je vais de plus en plus mal, je me plains, pour qu'on fasse attention à moi ou qu'on ne m'abandonne pas".

Pour le sauveur, ça peut être quelque chose comme "j'aurais voulu faire quelque chose pour un tel, ou bien j'ai fait des choses dont je suis pas fier et dont je n'arrive pas à me pardonner, je me sens coupable" -> qui se transforme en "je démontre sans arrêt que je suis quelqu'un de bien en faisant des choses pour les autres et en me préoccupant d'eux, pour bien montrer que je ne suis pas une mauvaise personne".

Pour le bourreau..... je connais moins ce rôle, mais de ce que j'ai pu en approcher parfois, et voir autour de moi, je dirais que c'est quelque chose comme "je suis en colère, je n'ai jamais pu exprimer ma colère, je n'ai pas eu le droit d'être en colère et de me rebeller, et de poser des limites" -> ce qui se transforme en "j'agresse les autres et je m'impose, pour qu'on entende ce que je veux, et ce que je ne veux pas, et pour paraître fort".

C'est sans doute très schématique ce que je dis, et bien sûr il y a toute une palette selon les vécus individuels.
Mais globalemement, la victime revendique (très mal et détournée par l'ego) le droit à être vulnérable, et même parfois à se sentir impuissant et blessé ; le bourreau revendique le droit à s'exprimer et s'affirmer ; le sauveur revendique le droit à être pardonné pour ses erreurs et à pouvoir se "racheter".


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Re: Les victimes

Message par Chrysoprase le Dim 1 Avr 2012 - 14:04

C'est très bien dis je trouve.
Même pour le bourreau. Quand je lis ce que tu as écris dessus, je me vois car finalement quand je tombais sur quelqu'un de "neutre", dans le sens qu'il ne cherchait pas a me sauver et bien il y avait quelque chose comme deux étapes:
Victime qui se dit, toi le bourreau tu es méchant tu vois pas que je vais pas bien ! et 2ème étapes: je devenait moi même un bourreau pour l'autre avec au fond de moi cette fameuse colère: "tu t'occupes pas de moi, je vais pas tu le vois pas, je suis en colère mais je peux pas le dire". (j’emploie un temps du passer mais c'est pas si lointain et je sens que je dois être vigilante et guérir encore des choses pour pas retombé dedans.)

Et voilà comment une victime peux aussi être le bourreau de son pseudo bourreau
Et c'est là qu'on voit qu'il faut aller en thérapie voir ça avec une tiers personne qui prend une juste place car c'est tellement compliqué.

Mais comme tu dis il y a derrière chaque rôle un vrais cris sous-jacent mais perverti et perdu quelque part, pas si loin mais pas si facile a voir.

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Re: Les victimes

Message par ananie le Dim 1 Avr 2012 - 15:27

Sophie a écrit:Oui en fait ce que tu dis me fait penser, que dans les trois rôles, il y a quelque chose dessous qui est un besoin authentique, mais qui est perverti par l'ego, parce qu'on n'a jamais réussi à l'assumer et le reconnaître pleinement.
Oui je le crois aussi.
Par contre pour moi, le vrai besoin de la victime c'est d'être aimée pour ce qu'elle est vraiment.
Et elle pervertie ça par un besoin de valorisation (qu'elle prend pour de l'amour).

Et c'est un cercle vicieux : au fond d'elle, elle veut être aimée et reconnue avec ses qualités comme ses défauts. Mais comme elle confond amour et valorisation, elle refuse qu'on lui reconnaisse des défauts et ne veut être vues qu'avec des qualités. Du coup, il est impossible de l'aimer et de la reconnaitre avec ses défauts. Pourtant c'est ce qu'elle voudrait je crois.

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Re: Les victimes

Message par Chrysoprase le Dim 1 Avr 2012 - 15:29

Yes c'est ça un vrais mélange entre deux idées qui n'ont rien a voir: valorisation et amour. deux notions totalement mélangés dans l'esprit, c'est tout a fait ça!!! je confirme
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Re: Les victimes

Message par Sophie le Dim 1 Avr 2012 - 15:54

Complètement d'accord.....

En fait je crois que c'est aussi pour ça que quand on rencontre une personne qui nous aime vraiment, avec nos qualités et nos défauts, mais sans nous valoriser et conforter notre rôle de victime, cela peut être déclencheur pour en sortir.
Parce que ne serait-ce qu'un instant, on entraperçoit ce que peut être la différence entre amour et valorisation, et si cette expérience se répète quelques fois, au bout d'un moment on commence même inconsciemment et subtilement à vouloir changer d'attitude, parce qu'on a "goûté" à l'amour qui n'est pas de la valorisation, et on ressent bien au fond de soi que c'est beaucoup plus nourrissant que la valorisation.

De toute manière, sur un plan plus large, je crois que la confusion entre amour et valorisation est très largement répandue, et la source de bon nombre de confusions et de conflits aussi.

Toute notre société développe le concept de valorisation.... et pas du tout celui d'amour.
On a aussi à nettoyer ces idées qui associent l'amour à la valorisation, ça fait partie d'un conditionnement plus global je crois (mais qui se répercute aussi dans toutes les sphères privées, familles, entreprises etc...).

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Re: Les victimes

Message par Kenzo le Dim 1 Avr 2012 - 16:25

Oui la valorisation est un bon filon économique ^^

"parceque je le vaut bien", en gros, parceque je ne m'aime pas parceque l'on m'a pas aimé suffisement, je me valorise par tout un tas d'artifices : statue sociale, beauté, époux et épouse "déco", acquisition matériel ...
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Re: Les victimes

Message par Sophie le Dim 1 Avr 2012 - 16:40

Ca me fait penser au film de Coline Serreau, La belle verte, avec cette scène absolument terrible (terriblement drôle, mais terriblement triste aussi pour ce que ça révèle du sentiment de vide qui habite le personnage), où la femme de Lindon explique à Mila (jouée par Coline Serreau elle-même), à quoi sert le rouge à lèvres.

En substance :
- et ça ? ça sert à quoi ?
- à s'en mettre sur les lèvres, comme ça.
- mais ça sert à quoi ?
- à être jolie, à être belle
- et pourquoi ?
- pour que les gens nous aiment.

Et dans la suite, en regardant les photos de ses proches dans son porte feuille :
- ce sont les gens que vous aimez ?
- oui.
- pourquoi ils n'ont pas de rouge à lèvres ?

Laughing

L'apparence et les artifices servent à masquer les défauts, parce que l'on confond amour et valorisation, et que l'on croit ne pas pouvoir être aimé même avec des défauts (qu'ils soient physiques, ou autres).

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Re: Les victimes

Message par ananie le Dim 1 Avr 2012 - 16:44

Sophie a écrit:Complètement d'accord.....

En fait je crois que c'est aussi pour ça que quand on rencontre une personne qui nous aime vraiment, avec nos qualités et nos défauts, mais sans nous valoriser et conforter notre rôle de victime, cela peut être déclencheur pour en sortir.
Parce que ne serait-ce qu'un instant, on entraperçoit ce que peut être la différence entre amour et valorisation, et si cette expérience se répète quelques fois, au bout d'un moment on commence même inconsciemment et subtilement à vouloir changer d'attitude, parce qu'on a "goûté" à l'amour qui n'est pas de la valorisation, et on ressent bien au fond de soi que c'est beaucoup plus nourrissant que la valorisation.

De toute manière, sur un plan plus large, je crois que la confusion entre amour et valorisation est très largement répandue, et la source de bon nombre de confusions et de conflits aussi.

Toute notre société développe le concept de valorisation.... et pas du tout celui d'amour.
On a aussi à nettoyer ces idées qui associent l'amour à la valorisation, ça fait partie d'un conditionnement plus global je crois (mais qui se répercute aussi dans toutes les sphères privées, familles, entreprises etc...).
Je te retourne ton "complètement d'accord" Very Happy

Kenzo a écrit:Oui la valorisation est un bon filon économique ^^

"parceque je le vaut bien"
Exact !
Si on regarde les pubs sous l'angle de : sur quoi joue t-elle pour nous donner envie, et bien dans 99 pour 100 des cas, c'est sur la recherche de valorisation.
ça montre aussi que c'est ce que la plupart des gens cherchent, puisque les pubs marchent.

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Re: Les victimes

Message par Chrysoprase le Mar 3 Avr 2012 - 14:37

hello,

envie d'un petit partage d'une expérience qui date d'hier. Qui pourra peut être inspirer certain.
Donc en ce moment je m'attaque très sérieusement a mon fonctionnement de victime qui est un vrai cauchemars pour mon entourage et moi. J'ai donc changer de thérapeute. La dernière étant une véritable sauveuse, je n'arrivais a rien. J'ai demander alors a une thérapeute de ma connaissance le numéro de quelqu'un qui n'allait pas me sauver, voir même plutôt rentrer dedans car je sens bien que c'est de ça dont j'ai maintenant besoin.

J'ai eu ma première rencontre avec cette thérapeute, hier. Alors déjà physiquement elle est tous ce qui me hérisse le poile, elle me fait penser a ce genre d'institutrice sèche qui mon toujours terrifier. Bref rien d'enveloppant comme j'ai toujours chercher jusque là. Nous avons eu notre rencontre de 45 minutes et ce fut très fructueux.

J'ai dis en gros que je voulais sortir de ma position de victime et puis j'ai parler de ma relation fusionnelle avec ma mère et puis d'autre chose, et voilà ce que je retiens de la séance: Elle m'a dit deux phrases qui on fait mouche:

1. Vous n'êtes pas la victime de votre mère
2. J'entends, aussi, tous vos projets de femme, dans le travail et dans la famille

Je suis sortie de là avec le sourire jusqu'au oreilles...c'est comme si elle venait de me dire

"ma cocote, t'es plus une petite fille, et je vois bien que tu veux devenir une femme alors on va y aller, ensemble et je te lâcherais pas"

Et du coup j'ai compris un truc sur les victimes et je crois que c'est juste et que ça peut s'appliquer a chaque victime, car j'en connais plein et ça marche:

Les personnes qui se mettent toujours en positions de victimes sont des petites filles et des petits garçons attendant toujours et encore que papa et maman les sauvent ou viennent s'occuper d'eux

Et cette thérapeute n'y va pas par 4 chemins: je ne suis pas la victime de ma mère..... ça m'a fait comprendre que j'ai choisie a un moment de rentrer dans un jeu avec elle du fait qu'elle est comme elle est, mais elle ne m'a pas forcé.... et maintenant il faut que j'arrête de pleurer et que j'en sorte: je ne vous raconte pas les angoisses que ça soulève chez moi aujourd'hui mais c'est bien.

puis elle a terminer avec cette observation sur ma position de femme.... RESPONSABLE

bref voilà, je trouve que c'est excellent. Je suis rester longtemps dans mes petits souliers a ne pas aller voir ça et cette femme très professionnelle que j'ai rencontrer hier me motive et me met en joie.

Bises a vous sunny Very Happy
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Re: Les victimes

Message par Sophie le Mar 3 Avr 2012 - 15:38

J'ai pu remarquer chez les thérapeutes (ou autre d'ailleurs), que les personnes d'apparence les plus "sévères" ne sont pas forcément les plus nocives, elles peuvent heurter c'est vrai mais quand il y a de l'amour en elles, les personnes très cash sont d'une grande aide effectivement, notamment quand on a besoin de passer certains caps.

Quand j'ai vu Jodo en conférence, je m'étais d'ailleurs fait cette réflexion, il est très chaleureux Jodo, mais purée, quand il a un truc à dire, il l'envoie pas dire.
Seulement il y a tellement d'amour en lui, que ça passe comme une lettre à la poste, même si ça dérange et que ça bouscule.

De toute façon ce qui est certain, c'est qu'il vaut bien mieux travailler avec quelqu'un qui est dans l'amour même si cette personne nous bouscule et que son abord nous est un peu délicat au départ, que de travailler avec quelqu'un qui est super mielleux et gentil, (enfin je sais pas si c'était le cas de ton précédent thérapeute, mais là je parle en général en rebondissant sur ton post), mais qui en fait est dans l'auto-congratulation et une forme de narcissisme qu'il satisfait grâce à sa position de thérapeute.


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Re: Les victimes

Message par Sophie le Mar 3 Avr 2012 - 15:42

Autre chose : des deux phrases que tu rapportes Chryso, la première me fait rire (par le souvenir que ça évoque chez moi), parce que ça me rappelle ce que quelqu'un m'avait sorti comme ça un jour, pareil, cash, alors que j'essayais de sauver et de ménager tout le temps ma mère :

"Vous n'êtes pas la mère de votre mère".

Plouf, prend-toi ça dans les dents et va méditer Laughing

Ben n'empêche que cette phrase m'a sacrément aidée...


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