Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

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Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Loryan le Lun 14 Mai 2012 - 19:10

Rappel du premier message :

En voilà une question n'est-ce pas ?

Je ne savais pas trop si je devais poster cette question, ni si il me fallait choisir un espace public ou protégé.
Mais je me suis dis que cette question je suis sans doute loin d'être le seul à ma la poser, et que finalement un sujet public pourrait-être utile à bien d'autres d'autant que je sais que cette question peu amener selon les périodes de la vie une souffrance assez conséquente.

En fait il y a un tas de question à l'intérieure de cette question à l'image des poupées russes.

La première qui me semble évidente est :
Pourquoi se sent-on seul ?
La deuxième qui vient juste dans le sillage de la première est :
Pourquoi éprouve t-on temps par moment ou pour la vie le besoin d'intimité de la présence d'une personne en particulier ?

J'aurais aimé si possible qu'on ne débatte pas trop sur l'amour universel ou sur l'amour de Dieu, non que ce ne soit pas intéressant ou justifié, mais pouvez vous comprendre que c'est une situation d'impasse encore plus grande que de voir dissoudre son incompréhension d'un problème personnel dans un tout qui n'est pas accessible dans ce moment de remise en question.
Il n'y a rien de plus terrible que de s'entendre dire "il n'y a personne qui t'aime, mais c'est pas grave nous t'aimons tous (pas pareil bien sur), l'univers t'aime, Dieu t'aime"

Par l'humour qui me caractérise je vous répondrais du tac au tac "bah si Dieu m'aime qu'il mette sur ma route l'amour humain qui me manque" !!!
Bah oui ça tombe sous le sens non ?

Parce que la question c'est bien celle là !!!!
Pourquoi ce manque de l'amour humain peut-il devenir une obsession et une souffrance si profonde qu'elle ne peut même pas se voir ni s'exprimer ?

Bien sur là ça devient personnel, pourtant ces derniers jours je me suis posé des tas de questions sur moi même.
Le constat est simple
Je ne vis pas, je survis dans l'attente de je ne sais quoi.
Pas survivre au sens vital du terme, mais au sens où je semble attendre que la vie se passe en la remplissant de tout ce qui passe et en dépensant une énergie assez considérable à remplir un vase qui se vide sans cesse par son fond.

Fond qui n'est autre que le besoin d'être avec quelqu'un comme on dit, et j'ai beau faire amende honorable dans ma vie de tous les jours je crois bien que c'est la question centrale de mon existence et que je n'en comprends pas la raison.

Physiquement parlant je suis loin d'être un bel homme, mais je suis loin d'être laid et mal fait. Ce constat peu faire rire quand on veut parler d'amour, mais c'est si vrai!
Combien de fois peut-on lire "le physique ne fait pas tout, mais... ! D'autant que je suis affilié à un milieu homosexuel qui est loin d'être tendre sur la question.
Niveau caractère je en suis pas méchant, ce n'est pas dans ma nature, mais je peux mordre et être assez incisif, cependant c'est plutôt rare. Je m’intéresse à tout, je suis bon public et il est assez rare que je ne puisse pas parler d'un sujet... imaginez a midi j'ai même parlé du football et de la montée de Reims en ligue 1.....
Bref je vais pas vous faire un profil meetic pour, mais disons qu'il n'existe pas de raisons gravissimes à mon célibat prolongé.

Oui célibat prolongé car imaginez et j'ai presque honte à le dire que je ne sais pas ce qu'est l'amour partagé entre deux personnes. si je le sais à travers les autres, mais pas à travers moi.
J'ai déjà été amoureux, et on a été amoureux de moi... mais jamais ensembles.
J'éprouve une très grande difficulté a avoir des sentiments forts, en règle général ça me tombe dessus de façon anarchique, ou alors il me faut un temps d'adaptation considérable que personne ne prends plus de nos jours.
On peut aisément dire que je suis un peureux de l'amour, je ne me livre pas, et je n'y comprends rien.....
Cela dit je vieillis, et chaque jour me donne la crainte d'opportunité en baisse. Alors attendre quoi je me le demande..
Ne pouvant faire semblant mon souci me parait insoluble, je ne peux pas me mettre avec quelqu'un sans être entier, je ne sais pas faire semblant bien que je puisse être un bon acteur.
Mon introspection sur moi même et une catastrophe au quotidien dans mes rencontres, je me sens tellement loin des gens que je rencontre que lorsque je ressens une attirance c'est forcément en plein sur une des failles de mon être et qui bien sur sera incarnée par un inaccessible histoire de bien remuer le couteau dans la plaie.
Ca peut prêter à sourire mais c'est réellement une constante de mon vécu.

Si je devais vous exprimer mon sentiment global sur la question c'est comme si depuis ma naissance je vivais avec le sentiment d'avoir aimé quelqu'un qui n'est plus de ce monde et que je ne le trouvais nul part, c'est comme si je courrais inlassablement après quelqu'un croyant l'avoir reconnu et qui en se retournant me disait "non ce n'est pas moi".
Mais le temps passe à survivre d'une absence qui somme toute n'est qu'une illusion. Mais peut-on refaire sa vie quand on ne l'a pas commencée ?


Dernière édition par Loryan le Dim 12 Aoû 2012 - 17:29, édité 1 fois

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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Loryan le Ven 27 Juil 2012 - 11:05

Il y a beaucoup de chose dans ce sujet qui mettent leur temps à arriver.

Le problème de ce thème c'est que la progression est lente et ne peut se faire qu'à certains moment, en général quand le bourbier solitudo-sentimental c'est figé et qu'on peut en sortir.

Je pense que même si cela s'apparente à une discussion de l'esprit, tout est dans le coeur... les explications, les arguments, les conseils sont un peu comme un traitement à long terme mais il ne rassasie que rarement le besoin qui se voudrait instantané.
"Le coeur a ses raisons que la raison ne connait point"

D'une certaine façon oui je pense que je suis à ma recherche comme tu l'écrivais Rigel, et d'ailleurs il m'arrive de plus en plus fréquemment de penser que mon orientation homosexuelle n'est qu'une conséquence de cela. Une recherche que mon être n'a jamais dirigé vers la femme peut être parce que le déséquilibre que je perçois se situe dans mon incarnation masculine.

Ces derniers jours je me suis rappelé mon parcours dit "gay" et j'avais oublié combien il n'a jamais eu d'origine sexuelle. Quand j'avais entre 6 et 11 ans je souffrais terriblement de l'absence de certains garçons compagnons de jeu, j'essayais déjà d'établir des liens fusionnels. Du passage de la primaire au collège j'ai erré plusieurs fois dans les champs en pleurant la séparation de fait d'avec un garçon qui m'étais cher. Pendant les vacances je me liais à des compagnons de jeu et quand je rentrais à la maison j'attendais des heures derrière la fenêtre de ma chambre scrutant l'autoroute en me disant il va passer là pour rentrer dans le nord. Il fallait être enfant pour croire reconnaitre une voiture sur un ruban de bitume à 10 km de vue et s'imaginer que ses parents inconnus allaient s'arrêter nous dire bonjour.
Toute mon adolescence a été de l'attentisme sentimental, des années à attendre derrière une porte fictive le garçon miracle avec pour seul écho des battements de coeur désordonnés.
Jamais je ne pensais au coté sexuel, cela ne m'effleurais même pas, je n'étais pas dans cette dimension des relations humaines, je ne suis même pas certains qu'avant 21 ans j'avais bien compris ce qu'il en était.
Je savais juste que ça faisait mal ou que ça faisait joie dans mon coeur, j'aurais je pense à cette époque pu mourir pour un simple sourire qui me serait adressé.

Aujourd'hui bien sur j'ai perdu mon âme d'enfant, pas totalement cependant, tellement je ne me reconnais pas dans la chasse aux compagnons sexuels qui est si à la mode.
Je ne suis jamais à l'aise avec tout ces sites, ces bars, ces boites ces lieux où la séduction passe par la captation du désir physique. Je m'y meut pourtant sans trop de difficulté bien que je m'y sente jamais à l'aise, il règne en moi un perpétuel sentiment d'abaissement, d'échecs, et d'instabilité... il faut juste faire bonne figure.
Et en cela mon mental m'aide bien car il sauve au combien les apparences.

C'est un peu comme une dichotomie entre l'ombre et la lumière... car je me rends compte que cet autre sujet vient éclairer la chose d'un angle nouveau.
Il ne s'agit pas là de l'ombre enfouie des désir inavouables mais de l'ombre de soi même.
Il en règne un flou plus qu'artistique, quand je crée un simple profil de rencontre je ne sais même pas quoi mettre tellement je en sais plus ce que je recherche. J'ai l'impression d'être lobotomisé et de ne plus savoir ce que je veux comme si j'étais prêt à prendre n'importe qui comme une bouteille à la mer qui attends qu'on la ramasse, pour peu que le message caché à l'intérieur soit lu.

Ces dernières semaines je me suis un peu éteint et on me l'a fait remarqué. Peut-être que je ne me cherche même plus.
Paradoxalement je suis à vif, de simples rencontre anonymes au détour d'un regard ou d'un sourire me remue les tripes comme jamais.... pourri de l'envie ou du désir et pourtant inerte devant un mur si peu possible à franchir.

On dirait un fantôme qui essaye de toucher une réalité dans laquelle il n'est pas.

On dirait un peureux qui préfère se languir et qui a peur d'exister autrement, ne sachant si cette nouvelle existence serait par dépit ou par désir.

Dire qu'il suffit de croiser quelques minutes le chemin de deux êtres qui éveillent des sentiments enfouis pour se retrouver 20 ans en arrière.

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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par akhenaton7 le Ven 27 Juil 2012 - 11:24

J'ai posté un sujet sur l'âme jumelle ou flamme jumelle si ça peut être d'un quelconque recoupement à tes sentiments.

Cordialement.
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Luce le Ven 27 Juil 2012 - 11:33

Cher Loryan,

Que vous soyez attiré par ceux de votre propre "gendre" ou par celui opposé, il me semble que le chagrin dont vous parlez existe pour tous. Mais ce chagrin dont vous parlez est beaucoup plus profond chez vous comme il peut l'être chez certaines personnes car, je crois (si vous voulez bien me le permettre) qu'aucun être humain pourra combler ce vide. Il est l'appel apparemment pour un amour beaucoup plus vaste qui seul peut le satisfaire, alors comme je suis chrétienne je vous propose cette lecture (les liens que je propose sont des textes sur lesquels j'ai travaillé et que je mets en ligne avec des pères spirituels d'expérience)
http://www.spiritualite-orthodoxe.net/vie-de-priere/index.php/lettres-et-articles-matta-el-maskine/le-bien-aime-jesus-christ
mais il y a d'autres traditions qui peuvent peut-être vous plaire aussi et vous apporter cet amour inconditionnel. Cependant de mon côté cette soif je ne peut l'étancher qu'avec le Christ.
Cordialement
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Chimère le Ven 27 Juil 2012 - 13:38

Moi aussi, ce post me parle et me touche... et fait écho à ma propre vie finalement. Embarassed

En fait, je suis restée seule assez longtemps, rien véritablement qui ne puisse véritablement compter. En grande partie, je pense, parce que je ne m'aimais pas moi-même, et que, de fait, je n'autorisais personne à m'aimer. Je crois que profondément, non seulement je ne me rendais même pas compte que je pouvais attirer les regards masculins, mais quand les signaux étaient trop pressents, je les rejetais en bloc... même encore maintenant, cela me met très mal à l'aise. Un simple compliment me semble assez incongru, même si j'y travaille...

Mon ex est venu briser l'équilibre que j'avais construit entre moi et moi... Une sorte d'équilibre auto-centré, où j'avais tout misé sur l'esprit (même si je ne négligeais pas le coeur, mais on va dire que pour moi, une relation amoureuse était... un peu comme des meurs exotiques dont on se demande bien le pourquoi du comment...?), même si je me rendais bien compte qu'il y avait un truc qui "clochait" quelques part (en me comparant aux autres, finalement), je n'avais pas la sensation véritablement de souffrir de solitude. Sans doute parce que je faisais tout, aussi, pour ne pas y penser ou que je détournais les yeux de l'objet même de ma souffrance, pour le tourner vers autre chose ("non, je ne souffre pas de solitude, je souffre parce que j'ai perdu mes clés", pour faire simple...).
Quelquepart, grâce à lui... j'ai compris que j'étais "aimable" (un truc qui me semblait totalement surréaliste avant.. là, ça me semble plus dans le domaine du "possible"), et j'ai... disons compris le travail que j'avais à faire sur moi-même.

En me quittant (pour des raisons qui seraient HS ici, je pense), il a brisé un autre équilibre, finalement, mais au-delà de ça, cette situation m'oblige à nouveau à me centrer sur moi, et à me demander vraiment ce que je veux pour moi aussi. Pas juste ne plus être seule, mais quel type de relation j'accepterais ou pas (et clairement, il y a des choses que je n'accepterais plus... comme de devoir faire des efforts sur soi-même - certes justifiés, pour certains du moins - et accepter que l'autre ne bouge pas d'iota pour aller vers moi - voir me reproche de ne pas aller assez vite et assez bien en la matière - , sans doute parce que j'étais encore dans l'idée que c'était juste moi qui avait un "problème" à résoudre... ).
Donc, au-delà de la souffrance que j'en ressens encore, et d'une certaine colère (pas une colère haineuse, ou pleine de rage... juste ce que l'on peut ressentir quand on se trouve placé devant une situation que l'on ressent comme "injuste" et déséquilibrée, finalement. Et même si je sais que c'est ce qui "doit" être... je sais aussi que je mettrais un peu de temps à pardonner et à guérir de tout cela), je sais que j'ai appris des choses sur moi, que tout ça a brisé successivement 2 plafonds de verre, 2 "fausses réalités" dans lesquelles je m'étais placée, et j'y vois plus clair en moi...
Et paradoxalement... je m'aime plus, parce que devant la solidarité de mes amis (proches ou plus "virtuels" mais dans le fond, on ressent l'affection de la même manière), je me suis plus rendue compte de ce que je valais à leurs yeux...

Mais encore paradoxalement, là, je sais que je n'ai pas très envie de restée célibataire... un peu comme si j'avais découvert une partie de moi que je voulais encore explorée plus avant. Alors que dans le fond, je me demande si je n'avais pas plus ou moins fait une croix dessus, où si je me serais pas "réveillée" trop tard sur ce point...

Et je peux comprendre aussi que lorsque l'on a des aspirations plus spirituelles, il est parfois difficile de trouver des personnes qui sinon n'y contreviennent pas, mais puissent l'accompagner...
Je me suis rendue compte aussi que la volonté de maintenir cette relation me pompait une certaine énergie que je ne pouvais pas mettre ailleurs (même si cela m'a aussi aidée à progresser), non seulement de part la relation en elle-même, mais aussi dans la peur qu'elle ne s'arrête. Car j'étais presque persuadée de "mourir" si cela arrivait... et je me suis rendue compte que non en fait, je suis toujours bel et bien vivante, et j'en suis la première surprise... Laughing
De plus, mon ex à la fois respectait cela, et ne le respectait pas complétement... dans le sens où il avait une façon de s'exprimer tellement factuelle et rationnelle qu'elle en devenait cassante, ce qui me blessait souvent, mais je n'en disais rien, ou rarement... (et là, j'étais trop sensible, c'était sa manière de s'exprimer et c'est tout, et je le "fatiguait", tout ça... Rolling Eyes )

Je comprends aussi tout ce qui tourne au fait d'être seule, même avec plein de monde autour, de se sentir coupé de la réalité des autres... c'est un peu les "plafonds de verre" dont je parlais plus haut. Et comme je le disais, la "confrontation" avec l'autre, en brisant le status quo, m'a paradoxalement replacée plus "en moi-même", et en étant plus "en moi-même", je me sens un peu plus "dans la réalité". Du coup, je peux ressentir l'affection des autres de manière plus prégnante, moins étouffée...

Même si je ne suis pas encore arrivée au bout de mon chemin, loin de là...

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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par lola83 le Ven 27 Juil 2012 - 14:16

c'est vrai qu'elle est belle la devise que tu as choisie Chimère !

vu que je suis moi même très fêlé , la lumière rentre très bien et j'en suis heureuse

pour la question de la solitude je suis mal placée pour en parler vu que je n'ai jamais été seule , mais j'ai toujours choisi mes amoureux au feeling sans exigences particulières ( mis à part le physique qui est important pour moi , certains ici connaissent mes gouts Laughing )

je n'aimerais pas être seule , par contre je tiens à mon indépendance même avec un mari ( ou compagnon )

en tous cas loryan , chimère , diun , j'ai de l'empathie pour vous , je pense que vous allez trouver votre équilibre en vous aimant encore davantage ( voir le sujet de jeremy05 )
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Lamdi le Ven 27 Juil 2012 - 15:07

Notre solitude nous rapproche.
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Loryan le Ven 27 Juil 2012 - 16:26

Je vous prie de m'excuser si je parais pas toujours cohérent dans le fil conducteur de mes propos, où si je peux paraitre déprimé voir au bord de la crise de mal-être (ce qui n'est pas)
Mais je vais chercher tout ça très loin en moi, et ce n'est pas un terrains très connu, ni très à l'aise.
Très sincèrement il y a 10 ou 20 ans ce genre d'agitation mentale dans ce bourbier solitudo-affectif m'aurait sans doute mis en danger sur des chemins que je n'aurais pas été sur de pouvoir remonté.
Mais aujourd'hui ça ne me fait pas vraiment peur.

Je sais juste que je ressens une douleur permanente en rapport avec la solitude, les sentiments, l'affect et les choix de vie.
Une douleur comme on peut souffrir de maux de tête, d'arthrose, etc...
On l'a au quotidien et on vit avec, ça n'empêche pas de sourire et d'avancer ni même d'espérer.. Il y a juste les jours où c'est plus fort que d'autres et qu'on voudrait temporairement être anesthésié pour ne plus y penser.
Mais il y a aussi fort heureusement toutes ces fois où on se surprend à espérer une solution qui fera de tout ceci un ancien souvenir.

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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Luce le Ven 27 Juil 2012 - 17:11

Loryan a écrit:Je vous prie de m'excuser si je parais pas toujours cohérent dans le fil conducteur de mes propos, où si je peux paraitre déprimé voir au bord de la crise de mal-être (ce qui n'est pas)
Mais je vais chercher tout ça très loin en moi, et ce n'est pas un terrains très connu, ni très à l'aise.
Très sincèrement il y a 10 ou 20 ans ce genre d'agitation mentale dans ce bourbier solitudo-affectif m'aurait sans doute mis en danger sur des chemins que je n'aurais pas été sur de pouvoir remonté.
Mais aujourd'hui ça ne me fait pas vraiment peur.

Je sais juste que je ressens une douleur permanente en rapport avec la solitude, les sentiments, l'affect et les choix de vie.
Une douleur comme on peut souffrir de maux de tête, d'arthrose, etc...
On l'a au quotidien et on vit avec, ça n'empêche pas de sourire et d'avancer ni même d'espérer.. Il y a juste les jours où c'est plus fort que d'autres et qu'on voudrait temporairement être anesthésié pour ne plus y penser.
Mais il y a aussi fort heureusement toutes ces fois où on se surprend à espérer une solution qui fera de tout ceci un ancien souvenir.

Vous ne paraissez pas déprimé. De mon côté, j'ai connu une sorte de douleur similaire permanente, que tout aille bien ou que tout aille mal. J'ai cherché l'amour chez mes parents, les amis, le mari, mon enfant adorée, la famille, ... bien-sûr cela pouvait aller mais toujours ce manque... J'ai suivi une longue voie spirituelle avec toutes ses batailles, en cherchant l'amour ou en oubliant de le chercher, et Il a fallu que je sombre au plus profond de la douleur et de la maladie, de la solitude et du désespoir spirituel pour que je sente s'approcher de moi et remplir mon coeur, un Amour qui ne me quitte plus, chose étrange j'ai su qui Il était sans me poser de question. Depuis je ne suis plus jamais seule, que tout aille mal ou bien, ou si je le suis c'est pour peu de temps. Mais en même temps cette soif d'Amour existe encore, seulement elle n'est plus douleur car elle est comblée et le sera de plus en plus... pour rien au monde je ne voudrais perdre cela....
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par lola83 le Ven 27 Juil 2012 - 20:18

je comprends Luce et je souhaite ce sentiment (d'être accompagné et soutenu ) à tout le monde , je le ressens aussi , mais moi depuis toujours
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Hirloe le Sam 28 Juil 2012 - 20:08

Coucou Loryan,

Ton post me touche énormément. Echo d'une même solitude ressentie, pourtant et malgré, la plupart du temps, accompagnée d'un homme dans ma vie.

Je ne vais pas être originale car d'autres l'ont dit avant moi sur la nécessité de se connaitre soi-même, de reconnaître et dépasser les schémas affectifs qui nous ont conditionnés à l'échec, de nous accepter tels que nous sommes réellement pour ne plus systématiquement s'engouffrer dans des relations qui ne nous correspondent pas, s'autoriser à être soi, intégralement, avec l'autre, sans peur d'être blessé ou de blesser, de dévoiler ses faiblesses, ses fragilités, ses manques quand ils ne sont pas encore surmontés...

Là, où j'ai envie de te secouer les puces (mais suis-je bien raisonnable ?), c'est quand tu dis que tu t'abstiens de relation par peur de faire souffrir l'autre... Pourquoi faire ce choix à leur place ? Si le destin guide une personne vers toi, si tu es honnête dès le départ avec elle et que ton intention n'est pas mauvaise mais que son coeur ou ses tripes te choisissent toi, pourquoi l'empêcher ? Tu pars convaincu que l'autre va souffrir mais l'avenir est-il figé ? Et quand bien même, pourquoi n'aurait-il pas lui aussi finalement besoin de souffrir pour évoluer ?

Si simple de parler en théorie et si difficile à mettre en pratique... Quelle galère...

Je pense que les échecs répétés (et j'en connais un rayon aussi) sont là pour nous donner des indications, nous permettre de nous révéler à nous-même avant de pouvoir accéder au véritable amour, celui qui ne blesse pas et que certains sur le forum ont déjà trouvé. Alors je me demande, s'il ne faudrait pas, en attendant, envoyer au diable les peurs, et s'abandonner complètement au destin... puisque tant que nous n'aurons pas retrouver l'essence de notre être et l'état d'amour inconditionnel qui va avec, nous souffrirons, que ce soit en couple ou seul, dans l'idéalisation ou dans l'insatisfaction, dans l'abandon ou dans la retenue, dans le tiède ou dans passionnel...

Comme tu vois, j'ai plus de questions que de certitudes, mais je compatis vraiment, Loryan. J'aurais aimé trouver les mots.

Flower kisses
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par tijani le Sam 28 Juil 2012 - 20:31

c'est si bon de se sentir seul .... sunny
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par wohpé le Sam 28 Juil 2012 - 20:41

Magnifiques vos messages, Luce et Hirloé Rose

Loryan, je ne sais que dire de plus que ce qui a déjà été dit... Se trouver soi pour s'apporter enfin l'amour que l'on mérite, et qui n'attend que de se révéler, pour enfin vivre un amour simple et libre avec un compagnon, qui ne comblera pas nos manques, mais qui sera un supplément d'âme pour la relation (j'aime cette vision!). Moi aussi j'en sais quelque chose de cette quête de l'amour humain... Smile

Je viens sur ton topic parce que je travaille à nouveau avec le livre de Katie Byron (te souviens tu sur SP?). Je l'ai ressorti après plus d'une année, et il m'est aujourd'hui d'une aide considérable !
En te lisant je me suis dis que tu pourrais peut être faire un genre de travail de récapitulation de tes expériences et trouver là où ça bug...

Ce livre s'appelle "Aimer ce qui est", de Katie Byron donc, aux éditions Ariane.
C'est véritablement un outil merveilleux pour peu qu'on le travaille sérieusement.
Je te donne aussi son site, pour que tu vois mieux de qui et de quoi il s'agit :
http://www.thework.com/francais/


Bisou sur ton coeur I love you
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Hirloe le Sam 28 Juil 2012 - 20:46

Whopé a écrit:Loryan, je ne sais que dire de plus que ce qui a déjà été dit... Se trouver soi pour s'apporter enfin l'amour que l'on mérite, et qui n'attend que de se révéler, pour enfin vivre un amour simple et libre avec un compagnon, qui ne comblera pas nos manques, mais qui sera un supplément d'âme pour la relation (j'aime cette vision!). Moi aussi j'en sais quelque chose de cette quête de l'amour humain...

Ah que j'aime cette idée de supplément d'âme moi aussi ! Rose
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par lola83 le Sam 28 Juil 2012 - 21:09

j'aime ce que tu exprimes Hirloe !
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Hirloe le Sam 28 Juil 2012 - 21:35

Moi j'aime ta manière de vivre le couple, Lola Very Happy Love Panel
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par lola83 le Sam 28 Juil 2012 - 21:36

merci Hirloe ! oui c'est cool !
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par akhenaton7 le Sam 28 Juil 2012 - 22:33

Hirloe a écrit:Alors je me demande, s'il ne faudrait pas, en attendant, envoyer au diable les peurs, et s'abandonner complètement au destin... puisque tant que nous n'aurons pas retrouver l'essence de notre être et l'état d'amour inconditionnel qui va avec, nous souffrirons, que ce soit en couple ou seul, dans l'idéalisation ou dans l'insatisfaction, dans l'abandon ou dans la retenue, dans le tiède ou dans passionnel...
puis c'est vrai, et aussi parfois difficile à admettre que c'est le futur qui porte le vrai amour, pas le futur mort sur lequel on interfère de par nos prévisions, nos projections, nos prédictions et autres angoisses, mais laisser le futur qui porte le germe créateur qui contient l'inattendue et l’imprévisible, apte à se manifester pleinement lorsqu'on demeure centré dans l'instant, c'est par le présent qu'il convient de voir le futur et non par le passé. Comme dit tijani, c'est si bon de se sentir seul; J'ai toujours considéré, parfois moins dans la détresse, la solitude comme une grâce et que je rompt, alors qu'elle infuse le changement, à mon propre préjudice pris dans la valse des formations mentales. Cette détresse est presque universelle soumis à des intensités et des degrés de compulsions très divergentes certes, et je souhaite à chacun le meilleur présent dans sa traversée.
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Loryan le Lun 30 Juil 2012 - 12:15

Il y a quelque chose qui me gêne régulièrement dans les mots "abandon" et "laisser faire", celui que je les comprends comme "capitulation".
Vous me direz peut-être que étymologiquement on peut comprendre la capitulation comme "cessez de raisonner avec la tête, ou le mental".
Mais ce que je ressens est dans ces mots c'est le manque d'espoir et de se contenter de "rien" parce qu'on est pas digne de "plus".
Une sorte de sous estime de soi qui automatiquement engendre le fait que le médiocre de la vie devient bien.
Je ne prend donc pas ça comme de la paix en cessant de vouloir réaliser des rêves ou des désirs difficiles, mais comme une complaisance dans l'échec.
Pour le dire avec des mots plus durs, "se complaire dans le fait d'avoir tout raté ou d'être raté"

Si vous avez des tournures de pensées pouvant m'aider à comprendre cela à un autre niveau, je suis preneur.

Actuellement j'essaye de suivre les conseils d'amis de ce forum qui se reconnaitront, ce n'est pas simple au jour le jour mais pour éradiquer le "mal être" il faut aller en chercher la racine et planter des graines de "bien être à la place".

Par exemple ce soir j'ai un rendez vous mais je ne vous cache pas que j'en suis malade au ventre tellement je pense que ça ne donnera rien de bien... d'ailleurs je ne sais même pas quoi en attendre hormis que dans ma tête ...très très loin à la racine de ce mal de ventre qui me ronge un peu se trouve l'espoir d'une explosion de présence....j'ai du mal le sentir tellement c'est à fleur de conscience mais c'est un peu ça.

Pourtant porté au réalisme du monde matériel je crois que je me suis déjà posé en position de rejeté ou de rencontre vulgaire.
Bref j'ai toute la journée pour travailler la dessus et je pensais pas que c'était si difficile que d'être dans la simplicité, le naturel, la non attente, et la confiance.

Bon au moins l'avantage est que je dois communiquer en anglais.... bah oui vous imaginez pas comment c'est un avantage... car mon mental n'est pas en position de force, de conclusion, et d'interprétation dans une langue dont je ne maitrise pas la subtilité et avec une personne dont je ne peux "prévoir" la façon de penser puisque non française.

C'est idiot.... mais j'aimerais que ce soit au minimum un nouvel ami....
Bref je m'en vais de ce pas appliquer vos conseils du mieux que je les comprends.

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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Chimère le Lun 30 Juil 2012 - 14:46

Si vous avez des tournures de pensées pouvant m'aider à comprendre cela à un autre niveau, je suis preneur.

Je pense que ce qui est exprimé dans l'idée de "s'abandonner au destion", ce n'est pas tant de ne plus rien en espérer de "mieux", c'est juste de ne pas en espérer "de trop". Je veux dire : prendre les rencontres - et les personne que l'on rencontre, surtout - comme ils viennent et comme ils sont, sans attendre forcément qu'ils correspondent à notre "idéal" - qui n'est jamais que le nôtre - mais les accepter comme ils sont, eux. Et accepter les rencontres qui viennent, sans les figer dans une "obligation de résultat"...
C'est comme cela que je comprenais la chose, pour ma part... Smile
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par lola83 le Lun 30 Juil 2012 - 15:02

j'envisage systèmatiquement le pire dans toutes les situations , mais pour moi c'est quelque chose de positif qui m'évite d'être déçu si ce pire se produit
et qui , au contraire , me procure du bonheur , une bonne surprise quand ce pire ne se produit pas

et il faut bien savoir que le pire est un très faible pourcentage des cas qui se présentent à nous , donc tous les espoirs sont permis

mais le fait d'avoir seulement envisagé le pire permet de s'y préparer au cas où...

courage pour ce soir loryan , révise bien ton anglais Very Happy Soif
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Hirloe le Lun 30 Juil 2012 - 22:19

Loryan a écrit:Il y a quelque chose qui me gêne régulièrement dans les mots "abandon" et "laisser faire", celui que je les comprends comme "capitulation".
Vous me direz peut-être que étymologiquement on peut comprendre la capitulation comme "cessez de raisonner avec la tête, ou le mental".
Mais ce que je ressens est dans ces mots c'est le manque d'espoir et de se contenter de "rien" parce qu'on est pas digne de "plus".
Une sorte de sous estime de soi qui automatiquement engendre le fait que le médiocre de la vie devient bien.
Je ne prend donc pas ça comme de la paix en cessant de vouloir réaliser des rêves ou des désirs difficiles, mais comme une complaisance dans l'échec.
Pour le dire avec des mots plus durs, "se complaire dans le fait d'avoir tout raté ou d'être raté"

Dans l'idée d'abandon au destin, j'entendais "lâcher prise" et oui, un certain renoncement. Renoncement à l'idéal, à l'imaginaire, à certaines conceptions de la vie auxquelles on s'accroche parfois pour coller au socialement correct ou à notre représentation de l'amour (souvent celle-ci est illusoire car réactionnelle à notre modèle familial), et pourtant qui ne nous correspond pas forcément à notre être.

Mais ça ne veut pas dire renoncement à vivre des belles choses. Ca veut juste dire renoncement à des idées pré-concues, accueillir les rencontres qui se présentent avec innocence (entendre sans calcul vis-à-vis de l'avenir ou de ses propres attentes, d'ailleurs tu en parlais dans le sujet "féminisme"), se laisser porter par la vie.

Comme dit Chimère,
Et accepter les rencontres qui viennent, sans les figer dans une "obligation de résultat"...

S'autoriser à recevoir ce qui arrive sans peur du lendemain, ne pas s'interdire un moment de bonheur (un soir, un mois, un an) ou de bien-être avec une personne sous prétexte que sur la durée, ça ne pourra pas marcher, qu'il n'a pas le profil, que l'intensité attendue n'est pas au rendez-vous.

Pour avoir renoncé à certaines représentations auxquelles je m'accrochais comme une perdue, j'ai l'impression qu'en renonçant, certes on perd un idéal mais dans le même temps, on perd la peur de ne pas réussir, l'obsession de la réussite et que cette paix intérieure qui survient comme par magie, une fois le deuil fait, enclenche une vraie disponibilité à recevoir, une joie douce qui crée des situations propices, plus en accord avec ce qu'on est vraiment. En ce sens, ce n'est pas un sentiment de "ratage" ou d'inacomplissement qui s'en dégage mais au contraire, un regard neuf, vierge. Comme si en arrêtant de focaliser sur le sommet de la montagne, on prend conscience de tout le paysage autour et des merveilles qu'il recelle.
Et ce n'est pas parce que tu vas admirer le paysage que tu n'es pas capable d'arriver au sommet...
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par OKASAN le Mer 1 Aoû 2012 - 13:00



Comment vas-tu Loryan ??? Embarassed


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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Egin le Ven 3 Aoû 2012 - 7:01

Bonjour Loryan,

En te lisant, je me dis que j'aurais très bien pu écrire tout ce que tu as dis...

Mais laisse moi te poser quelques questions (que je me pose aussi) :

Pourquoi nos pensées sont-elles si enclines à s'attacher à des espoirs, des idéaux, des plaisirs et à toute autre sorte d'idées ? Quel temps passons-nous à vivre dans la projection de nos pensées, à ressasser passé et à projeter celui-ci dans le futur ? Quand sommes-nous pleinement "vivant" ?

Si l'on me dit : "la solution à tes problèmes, c'est de te détacher", que va faire mon esprit ? Trouver le bon et le mauvais côté de la chose et peut-être appliquer l'idée ? Ne ferait-on pas alors que reporter l'attachement d'une idée à une autre ? Et même si je rejette l'idée, est-ce que ce n'est pas la même chose sauf que je reste attaché à mon propre conditionnement, à mes valeurs ?

De ces questions, peut-on se dire que finalement, ce qui cause tant de "problèmes" c'est l'attachement de l'esprit aux idées ? Smile

Est-il alors possible de vivre sans s'appuyer systématiquement sur l'idée ... une valeur, un espoir ? Peut-on percevoir ce qui est vrai ou ce qui est faux dans son propre conditionnement ?

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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Loryan le Ven 3 Aoû 2012 - 12:09

Bonjour,
Il s'avère que depuis quelques jours je ne contrôle pas grand chose.
Ce n'est pas évident de résumer en restant dans le sujet sans partir sur des choses trop personnelles.
Mais en gros j'essaye de faire un gros travail sur mes émotions.
Je ne m'étais pas rendu compte, ou du moins je gardais cela dans une vague conscience intellectuelle et mentale, que j'étais si écorché vif concernant la moindre émotion, au point de fuir les gens qui pouvaient les susciter ou de bâtir une muraille de personnalité bien ficelée.

En gros les choses se passent bien et de façon très difficile à prévoir.
Je suis confronté à un micmac très particulier de mélange amitié-sexualité-amour-affinité qui provoque un remue ménage assez important dans le sens ou rien n'est conventionné.
En gros je ne suis pas seul, contrairement à ce que je redoutais.
L'ambiance est très jeunes-ado, et je plonge vraiment 20 ans en arrière... parfois je me demande si je vais pas faire le mur pour aller boire quelques bières avec des amis de 3 jours.

Mais plus "spirituellement" j'essaye de purger ce que je peux identifier de mes blocages émotionnels.
Ce n'est pas évident surtout que je me lie trop facilement à certaines personnes et que je ressens les variations d'émotions à la seconde....
En gros pour vous expliquer 3 jours
- me suis fais draguer par de gros pervers dont je vous passe les messages libidineux avec lesquels ils ont essayé de m'attirer
- j'ai retrouvé par hasard un couple de l'an dernier qui m'avait beaucoup chamboulé l'an dernier et dont je profite d'une amitié de vacances considérable.
- je suis d'ailleurs profondément ému et affectueux par l'un des deux, tandis que j'ai une forte complicité avec le deuxième
- j'ai rencontré un garçon que je pousse à recoller avec son ex comme si je le connaissais depuis 10 ans
- ces 3 rencontres étant dans les 300 m autour de la maison de vacances de mes parents là où il n'y a pas un chat.... le genre de choses qui frise l'impossible.
- j'ai un petit lien d'amitié avec un hollandais qui voulait "tromper" sa moitié avec moi et que je n'avais jamais vu jusqu'à hier.. j'étais au téléphone avec un ami et en me retournant il était devant moi en vrai .....on a fait une drôle de tête tous les deux.
- bon pas bien..... je me saoule à la bière tous les soirs jusque 2h du matin.
- on a visité ensemble un zoo, granville, la cité de la mer, été à la plage, mangé au resto....
- et on partage tous les uns les autres nos histoires amoureuses, sexuelles, amicales dans une ambiance bon enfant sans qu'il n'y ai rien de graveleux entre nous.

Bref je croise les doigts car je dois avouer vivre dans la peur que tout ceci s'écroule dramatiquement..... enfin normalement tout se fini samedi avec le départ de tous ces gens.

Mais bon je vais pas vous raconter toutes mes vacances ainsi....

Juste un truc j'ai lu une chose ici sur la flamme violette.... pipeau ou pas je me suis renseigné et j'ai décidé de l'appliquer.
De toute façon j'avais besoin de trouver un support à la transformation des émotions lourdes qui commençait à me devenir difficiles...donc celui là ou un autre pour le moment j'arrive à gérer tous ces passages entre la joie, la peur, le doute, le désir, les sentiments, la tristesse, etc.....

Je me rend bien compte d'une chose en tout cas..... j'ai un trop grand besoin de ne pas être seul, d'aider à faire en sorte que les gens auxquels je me lie (peut importe la façon) aillent bien et résolvent leur problèmes (si je peux y contribuer tant mieux).....
"et j'en veux un pour moi"
Oui je sais c'est égoïste, matérialiste, enfantin........
mais finalement je m’aperçois qu'il n'existe pas de phrase plus claire pour désigner ce qu e passe dans mon coeur.

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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

Message par Chimère le Ven 3 Aoû 2012 - 12:35

Sur ta dernière phrase, Loryan, je comprends tout à fait ce que tu ressens... dans le fond, je me dis que certes c'est égoïste ou enfantin, mais en même temps... c'est juste "humain", dans le fond.

Je ne vois pas de contradiction entre d'un côté souhaiter le bonheur de ses amis ou de ses proches, de faire en sorte d'être de bonne écoute et de bon conseil, y compris dans leurs histoires de coeur... et d'un autre côté se dire "Et moi alors ?".
Je pense que c'est juste humain...
Il n'y a pas beaucoup de personnes (ou alors, elles sont très "évoluées", ont un vécu qui fait que - par exemple, je pense qu'il est plus facile de supporter la solitude quand par ailleurs on a été beaucoup entouré -, on su dépasser certaines choses en elles) qui apprécient d'être seules, je dirais "tout le temps"...
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Re: Pourquoi crois-je que je suis seul ? (journal de Loryan)

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