La conscience non linéaire

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La conscience non linéaire

Message par Sophie le Dim 13 Nov 2011 - 14:37

Je poste ça dans chamanisme, parce que pour moi l'expérience en est "chamanique". Mais si ça va pas ici, je vous laisse le soin de choisir où ça ira le mieux dans le forum Very Happy

Bon, c'est là où les Athéniens s'atteignirent comme on dit, va falloir aller pêcher les bons mots pour parler de ça.

Cela rejoint effectivement, comme l'a dit Air dans le post sur le karma des végétaux, la physique quantique.
On voit chacun l'univers à sa porte Laughing je suis de formation scientifique à la base, et la physique quantique m'a toujours passionnée, c'était la seule branche des sciences, avec les maths pures, qui me semblait "spirituelle".

Bref.
Je vais essayer de dire ça avec mes mots, je vous prie d'excuser les maladresses ou affirmations que vous pouvez penser discutables (on en discutera justement Very Happy), d'abord j'essaye au moins de sortir un premier jet.
Après on verra comment affiner.

La conscience, "notre" conscience , n'est pas linéaire, dans le sens où elle n'a pas de délimitation passé-présent-futur.
Je parle de notre "vraie" conscience et pas de notre mental.

Pour moi le mental fonctionne comme un ordinateur, selon certaines programmes de base, dont la notion de linéarité / continuité.

NB : C'est ce qui crée le phénomène des suppositions, c'est à dire qu'entre deux points d'information non reliés, le mental va extrapoler la "droite", qui les relie ; ce qui donne psychologiquement le phénomène de supposition : information A, information B, selon mes paramètres conditionnés mentaux, alors entre les deux ça doit être ça = extrapolation de la droite qui relie A et B.

Mais notre conscience n'est pas le mental, le mental ne fait qu'en traduire les informations dans un langage qui nous soit accessible quand on a besoin de comprendre.

La vision que j'ai du truc c'est assez "castanédien", bon désolée pour ceux à qui ça fait dresser les cheveux sur la tête.
Nous sommes une sphère ou ovoïde d'énergie, notre énergie contient une infinité de strates / couches / niveaux.
Dans ces strates, tout est présent, tout ce qui nous concerne au niveau individuel. Donc notamment le "karma". Que ça soit des vies précédentes ou de la vie présente (causes-conséquences).
Ce cocon d'énergie n'est pas étalé dans le temps, en réalité on n'a pas de passé -présent-futur. Tout est là.
Notre passé encore actif énergétiquement en nous est inscrit dans ce cocon d'énergie.
De même que notre futur, mais pas un futur divinatoire, un futur énergétique qui est intégré dans ce que nous sommes aujourd'hui.
Dans ce cocon tout est interdépendant, puisque tout est là.
C'est ce qui explique pour moi que quand on transforme quelque chose en soi, dans son énergie, alors on "change notre futur", parce qu'on le change dans l'instant, ici et maintenant, le futur qui est vivant en moi dépend de ma "composition énergétique" actuelle.

On peut donc "voyager dans le passé", son propre passé, c'est à dire que d'une certaine façon, on peut aller faire comme dans Retour vers le futur Very Happy
On remonte le temps jusqu'à un instant T, on change cet instant T, alors tout change, on a changé de "ligne de temps".

Ce truc explique pour moi la sensation que j'ai, et que j'ai pu entendre formuler par d'autres gens : quand on a complètement libéré l'énergie de certains événements passés, on a la sensation que c'est comme si c'était une autre personne qui les avait vécu.
Parce que énergétiquement c'est le cas, c'est une "autre personne", même si physiquement c'était notre enveloppe corporelle, sur le plan de l'énergie et de la conscience, une fois qu'il n'y a plus les émotions et les pensées pour nous rattracher à ce vécu, cela appartient à une "autre personne", une "autre vie" (karma dépassé dans cette incarnation présente, plusieurs vies dans la même vie).

Il est possible aussi toujours comme dans Retour vers le futur Very Happy, d'aller "voir", sentir, le futur que l'on est en train de créer.
Comme Marty quand il se retrouve face à lui-même qui est un raté parce qu'il ne supporte pas qu'on lui dise qu'il est une mauviette.
Revenu dans son présent, il change un comportement, et le futur précédent s'efface comme le texte "vous êtes viré" sur la feuille de papier.

Bon j'espère que vous avez tous vu Retour vers le futur sinon mes explications risquent de sembler un peu nébuleuses.... Laughing

J'aime bien m'appuyer sur des exemples concrets comme ça, je trouve ça plus parlant que des grands concepts.

Bref.
Donc dans notre cocon d'énergie se trouve aussi l'empreinte énergétique de nos incarnations "passées", c'est simplement une certaine strate du cocon.
Généralement plus profonde que les autres, et notamment plus profonde que les mémoires reliées à notre vie actuelle.
Mais dans "l'absolu", pour moi c'est pareil, c'est à dire que c'est présent.

La conscience pour moi si je devais prendre une image serait un point. Un simple point.
Qu'on pourrait éventuellement rapprocher du point d'assemblage dont parle Castaneda.
Le point par lequel on assemble le monde = notre perception du monde.
En principe, nous avons une liberté totale de faire bouger ce point sur tous les endroits intérieurs ou superficiels de notre cocon d'énergie. C'est à dire d'aller percevoir le monde de toutes les manières possibles (infinité des possibilités).
Mais la plupart du temps, notre conscience en fait est fixe, figée, bloquée en un seul point.

Parfois c'est un point du passé, à cause d'une souffrance non guérie.
Parfois c'est simplement la perception collective du monde, à laquelle nous adhérons.

Dans notre conscience, comme dans l'univers, il y a des "trous noirs", les endroits où l'énergie est engloutie.
Pour moi le phénomène de la dépression par exemple se produit quand notre conscience se place dans un de ces trous noirs.

Il y a aussi des endroits supra-lumineux.

Mais en fait toute cette géographie énergétique n'a de sens que si on l'explore.
Nous sommes des voyageurs. C'est à dire que notre conscience est voyageuse, exploratrice, peu lui importe de rester stagnante sur un certain point de vue, notre conscience, en relation avec la Conscience, peut sauter d'un point à un autre, comme on visite des pays.
Dans certains on reste plus ou moins, dans d'autres on ne fait que passer, dans certains on a seulement une chose à apprendre, dans d'autres on passe une vie, deux vies, trois vies....
Mais c'est toujours un temps linéaire relatif, dans le sens où c'est le temps de la conscience.
Quand le voyageur a fait le tour de ce qu'il avait à voir, il bouge.

Quand on est dans un processus de guérison, ce phénomène est très net, on va dans la mémoire passée, on en prend conscience, on la guérit, et quand on en a fait le tour, on en sort, parce qu'il n'y a plus rien de particulier à y faire, cela ne devient plus qu'un événement parmi tant d'autres, un "film", que l'on regarde, et dont on n'est plus acteur.

Il arrive que l'on passe à certains paliers, c'est à dire que tout d'un coup, toute une strate de notre cocon est devenue actualisée, transparente à notre conscience, ici et maintenant.
Alors il peut se produire un "saut quantique".
Comme l'électron qui saute d'une couche à une autre.
On ne devient pas "quelqu'un d'autre", notre cocon d'énergie est toujours là, le "même", mais on accède à un autre état global.

Le plus important à mon sens c'est dans ce voyage de la conscience de ne pas rester piégé dans une strate ou l'autre, ou dans une vision du monde ou l'autre.

Ce qui se passe généralement, quand on avance et qu'on cherche à se guérir, c'est que grosso modo :
on est pas bien, parce qu'on est bloqué dans une vision du monde qui crée de la souffrance.
-> on bosse sur soi, pour se guérir, en fait on cherche à placer sa conscience différemment, pour se sentir bien.
Et une fois qu'on a trouvé le nouveau point où on se sent bien..... ben on s'installe et on y reste Laughing
Et parfois on finit par s'encroûter.
Parce qu'on n'a fait que déplacer notre point de conscience, mais on ne l'a pas libéré réellement.
On a seulement cherché une "nouvelle maison" dans laquelle on se sent bien, mais on n'a pas retrouvé l'énergie du voyage.
Et donc on "réinstaure" le temps linéaire.
Avant, j'étais comme ça, maintenant je suis comme ça, je suis mieux maintenant qu'avant.

Lorsque l'on cristallise trop fort cela, ça peut donner des personnes qui par exemple ont fait beaucoup de chemin à un moment, mais qui une fois installées dans une certaine vision, quand elles ont trouvé ce qui leur "correspond", n'en changent plus jamais, et peuvent devenir carrément "intolérantes" ou en tout cas statiques. C'est à dire que le monde continue de tourner autour, mais leur conscience a renoncé à suivre, alors elles se laissent petit à petit dépasser et "sortent du courant de la vie".
Y'a aucun jugement dans ce que je dis et pas de mieux ni de moins bien.
Le voyageur a bien le droit de se poser après tout.
Mais je crois que l'important c'est d'être conscient de ce qu'on vit et des choix que l'on fait même en termes de conscience.
Etre conscient de sa conscience en quelque sorte.

Après il y a d'autres trucs qui me viennent sur le ilen entre le "point" de conscience et l'ensemble du cocon (à un certain "niveau", je crois que le point est le cocon lui-même, et inversement). Mais bon... j'en parlerai peut-être après, si le sujet peut générer un échange aussi, parce que sinon je vais juste faire un monologue et je vois pas trop l'interet.

Je voulais finir sur un truc : lorsque la conscience se déplace, cela n'est pas du tout ce qu'on appelle le phénomène du doute, le doute qui ronge, qui fait qu'on ne sait plus ce qu'on croit etc...
Le doute c'est la réaction au déplacement de la conscience. C'est le frein, la "difficulté à partir" quand le voyageur quitte un port pour rejoindre un nouveau port.

En fait si l'on prenait pleinement conscience que notre conscience a totalement intégré les expériences précédentes, y compris celles d'une certaine vision du monde, alors on n'aurait pas de doute, dans le sens où quand on s'est bien "nourri" d'un pays, quand on a bien visité, à s'en mettre jusque là, et qu'on a foi que ces expériences sont désormais intégrées en soi, alors on peut partir le coeur léger, parce qu'on sait qu'on ne va rien perdre.
Et on perd d'autant moins que tout est toujours là.

Pour finir-finir, j'ai fait une fois un rêve qui m'a montré tout ça, au matin j'étais un peu "abasourdie", j'avais la sensation d'être devenue le temps de mon sommeil du moins, un de ces "Anciens" dans Star Gate (êtres d'énergie pure).
J'étais une conscience individuelle, qui dans l'instant où j'envisageais un choix possible, j'étais d'un coup en train de vivre, en une fraction de seconde, toutes les conséquences que ce choix entraînerait.
Les "mauvais" choix comme les "bons".
Je me "déplaçais" sur chacune des "routes" qui s'offraient devant moi, mais finalement sans jamais non plus perdre le point de départ du carrefour.
J'étais partout en quelque sorte, et alors se posait réellement la question d'un choix, à un autre dégré.
Mais au-là de ces choix qui tous créaient un certain nombre de conséquences linéaires.

Bon désolée, je sais pas si ce que je dis est "clair".
Il y a un moment où les mots humains rencontrent leurs limites aussi.

Y'aurait sans doute encore un milliard de choses à dire là-dessus, mais je m'arrête pour l'instant, mon message est déjà long.

Sophie

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Re: La conscience non linéaire

Message par Sophie le Dim 13 Nov 2011 - 14:52

Juste une dernière chose.
Au niveau "géographique" intérieur, si on devait retranscrire, pour moi ce qu'on appelle le "passé", c'est ce qui correspond aux couches les plus profondes / intérieures de notre énergie.
Ce qu'on appelle le "présent" (présent du temps linéaire et pas le Présent qui englobe tout), c'est les strates de notre énergie intermédiaires, ce qui nous est accessible là maintenant ordinairement.
Ce qu'on appelle le "futur", c'est les strates plus "superficielles" / extérieures de notre énergie.

C'est à dire que géographiquement parlant, la racine profonde, l'origine, c'est relié à ce qu'on appelle le "passé". En fait on devrait remplacer "passé" par "origine". Qui ne fait pas référence à la notion de temps linéaire.
Ce qui est "dedans", ce qui est "précédent", mais dans un autre sens que celui du temps.

Le futur c'est le devenir, ce vers quoi l'énergie s'expanse, les aboutissements, les branches de l'arbre...

Et le présent c'est le tronc, ce qui fait le pont entre origine et devenir.

Quand on recherche le divin, pour moi ça veut dire chercher à amener dans le devenir tout le potentiel qui est déjà là dans l'origine.
Dans les racines de l'arbre sont comprises toutes les potentialités de l'arbre, jusqu'à la moindre de ses branches et feuilles.
Nous sommes le divin, il nous "précède", mais il ne nous précède pas dans le sens linéaire, il est la source.

C'est pour ça que je me retrouve finalement quand on dit "souviens-toi de ce que tu es, souviens-toi de qui tu es".
Parce que le "souvenir", l'origine, c'est les couches très profondes de nous-même.
Souviens-toi ça veut dire faire passer la conscience de ça comme la sève dans le tronc de l'arbre, et alors les branches, les feuilles, deviennent ce qui était inscrit dans les racines.

L'image de l'arbre peut expliquer aussi cette absence de temps linéaire.
L'arbre une fois poussé, ses racines sont toujours là, ses branches aussi, son tronc aussi, c'est un tout.
Donc "passé"-"présent"-"futur" forment le Tout de l'arbre, sa réalité. Et rien ne précède rien dans le sens linéaire.
Si on enlève les racines, l'arbre meurt.
Par contre on peut quand même enlever les racines pourries Laughing
Ca ca fait partie du "nettoyage" des couches profondes en soi.

Quand on se place dans cette image de l'arbre, alors toute notre conception du monde change, et de nous-même aussi.
Au lieu d'être des êtres qui avons le passé dans le dos (qui nous court après, ou qui nous tire, ou qui nous donne des coups de poignard), et le futur devant nous, et qui courons pour échapper au passé, vers un futur inconnu, sans prêter attention au présent ; nous devenons des êtres entiers, bien plantés en soi et dans le monde, parce que tout est là, en nous.
Nos racines, notre tronc, et nos branches.
On retrouve notre verticalité, axe entre ciel et terre.
Comme l'arbre Very Happy Ou comme le derviche Very Happy

Bon promis cette fois j'arrête et je vous laisse digérer ma tartine de mots. Laughing

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Re: La conscience non linéaire

Message par ananie le Dim 13 Nov 2011 - 15:00

Maina a écrit:Dans ces strates, tout est présent, tout ce qui nous concerne au niveau individuel. Donc notamment le "karma". Que ça soit des vies précédentes ou de la vie présente (causes-conséquences).
Ce cocon d'énergie n'est pas étalé dans le temps, en réalité on n'a pas de passé -présent-futur. Tout est là.
Notre passé encore actif énergétiquement en nous est inscrit dans ce cocon d'énergie.
De même que notre futur, mais pas un futur divinatoire, un futur énergétique qui est intégré dans ce que nous sommes aujourd'hui.
Dans ce cocon tout est interdépendant, puisque tout est là.
C'est ce qui explique pour moi que quand on transforme quelque chose en soi, dans son énergie, alors on "change notre futur", parce qu'on le change dans l'instant, ici et maintenant, le futur qui est vivant en moi dépend de ma "composition énergétique" actuelle.
Cela correspond bien à al vision du karma selon les bouddhistes.

Sinon je déplace le sujet dans "Le cheminement spirituel, la spiritualité en général".

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Re: La conscience non linéaire

Message par Sophie le Dim 13 Nov 2011 - 15:06

Merci Guillaume.
Il me semblait oui en effet que ça rejoignait les bouddhistes.

Pour moi ça rejoint aussi ce qu'on dit sur le big bang.
"Avant" le big-bang, le temps n'existait pas.
La création de l'univers a créé le temps linéaire -> c'est donc que le temps comme on l'entend n'est pas la Conscience créatrice elle-même, ni tout ce que l'on appelle "Dieu", ou "le Tout", selon le référentiel de mots qu'on utilise.

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Re: La conscience non linéaire

Message par ananie le Dim 13 Nov 2011 - 15:14

Maina a écrit:Pour moi ça rejoint aussi ce qu'on dit sur le big bang.
"Avant" le big-bang, le temps n'existait pas.
La création de l'univers a créé le temps linéaire -> c'est donc que le temps comme on l'entend n'est pas la Conscience créatrice elle-même, ni tout ce que l'on appelle "Dieu", ou "le Tout", selon le référentiel de mots qu'on utilise.
ça c'est du St Augustin lol!
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Re: La conscience non linéaire

Message par Chrysoprase le Dim 13 Nov 2011 - 15:54

Sujet très intéressent, moi qui aime les images ça me parle bien, et c'est très clair.
Merci
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