Parabole du chemin de montagne

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Parabole du chemin de montagne

Message par Joha le Dim 10 Fév 2013 - 16:03

Il était une fois, il n’y a pas si longtemps, un jeune homme intelligent et aventureux qui vivait dans une très ennuyeuse petite ville. Les habitants de cette ville n’avaient d’autre occupation que le respect des conventions et des règles ordinaires de toute société matérialiste. Ces citoyens n’avaient d’intérêt que pour l’argent, le manger, le dormir, les affaires de famille et, bien entendu, pour la politique et les usuels commérages terre-à-terre de toute petite ville.

Notre jeune homme n’en était pas pour autant satisfait de cette abrutissante existence. Il désirait voir le monde entier, l’explorer et éventuellement réaliser le désir le plus cher à son cœur : rencontrer Dieu, dans un face-à-face. Dans la logique des choses, chacun fit de son mieux pour le convaincre que de tels objectifs étaient impossibles et que, au cas même où ils seraient possibles, ils demeuraient inutiles du point de vue pratique.

Ses parents, qui étaient de fervents partisans des règles, tentèrent de le décourager par tous les moyens. Pendant des heures, ils lui rabattaient les oreilles par des conférences sur l’impossibilité totale d’un cheminement au-delà des trottoirs de la ville. Sa mère lui disait : « Il n’y a guère d’endroit où l’on puisse avancer qui n’ait un trottoir ». Et de manière à trancher la question, elle concluait : « Après tout, l’on ne doit marcher que sur un trottoir. » Son père acquiesçait : « Bon ! Bon ! Ne traverse la rue qu’aux passages pour piétons ! »

Le jeune homme protestait de son mieux : « Mais, je veux explorer le monde entier, et même les étendues sauvages et désolées à l’extérieur de la ville. Peut-être y pourrais-je rencontrer Dieu ! »

Ses parents répliquaient, au carillon : « C’est totalement impossible. Dieu est très lointain et ne se soucie sûrement pas d’être pris à part par un jeune homme impertinent. Prends maintenant ton lait chaud et tes biscuits, et tâche de terminer tes devoirs ! ». Et c’en était fini ou bien leur semblait-il ainsi.

Au nez de tout le monde, notre jeune héros s’adonna à de furtives expériences visant la rupture les règles. Il savait déjà que l’on pouvait cheminer en dehors des passages pour piétons, même au milieu de la rue, un peu plus bas, et traverser là où l’on veut, aussi longtemps que l’on se tient sur ses gardes.

Ce savoir le rendit plus audacieux. Un beau jour, il prit son paquet de déjeuner et longea les vieilles maisons abandonnées en bordure de la ville, jusqu’à l’extrémité du trottoir. Arrivé à la limite du chemin cimenté, il fit quelques pas précautionneux sur le gazon douillet, avec hésitation. Puis, il s’arrêta net, avec l’air d’attendre quelque chose. Quand il vit que rien de terrible n’avait eu lieu (effectivement, il n’y avait eu rien du tout) il fit quelque pas de plus. Ah ! Ah ! Il était possible de cheminer sans nécessité de trottoir, juste comme il l’avait pensé !

Cette découverte en particulier lui fit entrevoir de vastes gammes dans les choses interdites. Bientôt, il se mit à cheminer avec confiance sur des sentiers longuement oubliés, à travers les hautes herbes, à des lieues de la ville. Et il demeurait bouche bé devant les merveilles qu’il n’avait guère aperçues, jusqu’alors, autour de lui ! Ces excitants nouveaux panoramas, à la limite de son champ de vision, aiguisaient son imagination.

Curieux, il se mit à les explorer, écoulant plusieurs après-midi désœuvrés à lire quelque bon livre, à l’ombre d’un chêne d’envergure. Il y poursuivait des papillons, tout en s’abreuvant de sources fraîches que personne n’avait goûtées depuis des siècles. Au loin, des cimes recouvertes de neige faisaient mystérieusement signe. C’était fascinant !

Puis un jour survint le désastre. Pendant qu’il sautillait au milieu de la route, aux environs de la ville, au retour de sa randonnée, que ne tomba-t-il, malchanceusement, nez à nez, avec le Shérif de la ville ! Au terme d’un sévère cours magistral sur l’importance de ne cheminer que sur un trottoir, celui-ci l’escorta ignominieusement à la maison !

Ses parents furent mortifiés. Imaginez les commérages des voisins ! Ils furent si horrifiés qu’ils ne parvinrent à pincer mot, d’autant plus qu’il avait son lait chaud et ses biscuits. Par bonheur, il subit un autre cours magistral et se vit envoyé droit au lit.

Cette nuit-là, il ne put fermer l’œil. Une sorte de juste rébellion de colère sourdait dans son cœur. Il ne pouvait tolérer perdre sa liberté à peine retrouvée. Quelque chose lui disait que s’il n’agissait pas immédiatement il n’aurait jamais l’opportunité – ni le courage – d’abandonner la prison de la ville et son stupide trottoir une seconde fois. Et que dire de la rencontre avec Dieu !

La pleine lune brillait à travers la fenêtre, apportant les doux parfums et les bruissements d’une parfaite nuit d’été, ainsi que la tentation d’emballer son sac à dos et de partir dans le vaste et large monde. Et c’est justement ce qu’il fit, dès les premières lueurs de l’aube.

Après avoir écoulé la nuit dans un de ces endroits naturels qui lui tenaient à cœur, notre jeune héros prit une décision capitale. Croisant une seconde fois du regard la belle montagne recouverte de neige qu’il avait auparavant entrevue de loin, il se résolut à la prendre pour cible et à l’escalader jusqu’au sommet.

Dieu vivrait certainement là-bas, si l’on devait le trouver quelque part ! Et il se mit aussitôt en marche, le long de vieux sentiers crasseux, en direction de l’est, tout en fixant de l’œil la crête majestueuse.

Comme il traversait une belle plaine aux allures de rouleau, il aperçut des champs somptueux, aux céréales dorés, d’énormes troupeaux d’animaux accompagnés de leurs portées et de simples maisons de fermiers, au loin.

Néanmoins, aux alentours de midi, un lointain vacarme dérangea la paix de la campagne. Subitement apeuré, notre héros grimpa sur un arbre qui se trouvait à proximité et se cacha parmi le feuillage épais.

Le long de la route, une belliqueuse foule de cultivateurs en végétaux avançait d’un air menaçant, fourches et binettes en main, prête à la bataille. Elle scandait : « A bas les fermiers laitiers ! A bas les fermiers laitiers ! »

S’étant arrêtée, cette foule tint un rassemblement impromptu en bas de l’arbre où le jeune homme se tenait caché. Le chef s’écria : « On ne nous refera plus jamais çà ! Comment peut-on supporter l’odeur de ces sacrées vaches ? »

Un gros bonhomme, vêtu d’une blouse de couleur bleue, grommela : « Oui, c’est dégoûtant ! C’est même très mauvais ! En fait, ils traient les vaches avec leurs propres mains … et puis, ils, ils … boivent çà ! » Un frais chœur de coléreux cris noya le reste de sa tirade, comme si la foule rassemblait ses énergies pour s’en défaire, sans doute à travers le saccage de « la mauvaise » ferme laitière la plus proche.

Longtemps après que leurs éraillés sifflements se fussent assoupis dans les paisibles chants d’oiseaux d’un après-midi d’été, notre jeune voyageur descendit prudemment de sa cachette perchoir et continua son trajet vers la montagne qui, visiblement, était plus rapprochée. Au terme d’une marche sans incident pendant toute l’après-midi, il distingua une bienveillante scène : une charmante résidence de colonie dont la brillante enseigne annonçait : « Gîte de Montagne – Bon Repas et Lits Propres »

Il pénétra avec plaisir dans l’auberge et s’inscrivit pour la nuit. Au dîner, assis parmi plusieurs autres visiteurs, il tendit attentivement l’oreille aux propos usuels entre voyageurs qui ponctuaient les tournées de jeu de boules et les tintements d’argenterie et de vers. Fait surprenant, un grand nombre parmi ces hôtes se dirigeaient exactement au même endroit que lui : à la belle montagne. Seulement, il y avait un problème… aucune paire de pèlerins ne pouvait se mettre d’accord sur la bonne direction à prendre en vue d’y accéder.

Un monsieur, à l’air de vieux lutin, proposa d’une voix aigue et fluette : « On doit prendre un raccourci par le nord-est. Sinon, adieu le sommet du monde ! »

Pour s’interposer, un élégant quidam, qui voyageait en compagnie d’une fille belle, rétorqua, avec un sourire complice vers son amie : « Tu rigoles ou quoi ? Elle est vieille, cette rengaine ! On va prendre la route vers l’ouest ! ».

Une personne d’allure sévère, qui n’avait guère ouvert la bouche durant la conversation, prit finalement la parole, dans une sorte de doux hennissement : « Je m’en vais du côté nord. C’est là où se cache l’or ! ». Les autres s’en embrasèrent, à leur tour.

Durant le reste de la soirée, les voyageurs tentèrent de se convaincre de leurs faveurs de chemins, vers la montagne. Néanmoins, au fur et à mesure que tiédissait la conversation, de concert avec leur thé d’après le dîner, la plupart s’en tinrent à leurs convictions initiales, à l’exception d’un jeune homme plutôt mince, réservé et d’une mentalité littérale, qui se décida à voyager en compagnie du lutin.

Pour notre intrépide jeune homme, tout cela était très déroutant. Il garda le silence, n’osant guère livrer l’objectif sacré de son voyage au sarcasme de la masse. Il ne voulait pour autant pas admettre qu’il n’avait en réalité aucune idée sur la meilleure voie à suivre vers la haute cime qu’ils avaient tous à cœur d’atteindre. Il se dit que là où se trouvait la montagne et comment y arriver étaient parfaitement évidents. Tout ce que l’on devait faire c’est de se fier à son flair !

Le lendemain, très tôt le matin, il s’engagea justement à mettre cela en pratique. Il reprit la dernière étape du voyage en direction de l’est, en contrefort de la montagne, tout en fixant le sommet élevé du regard.

Ce matin, tout alla pour le mieux, mais quand il eut atteint le contrefort, à proprement parler, il vit que plusieurs chemins divergeaient, dans une troublante panoplie.

« Comment arriver jusqu’au sommet ? », demanda-il aux villageois du terroir qui lui donnèrent, chacun, une différente réponse. Quelques uns mêmes, d’un sourire malicieux, tentèrent de le convaincre que « tous les chemins mènent au sommet ». Pour sa part, la montagne demeurait mystérieusement silencieuse.

Imperturbable, notre jeune homme s’attela à son escalade vers des terres plus élevées, se servant du sommet en guise de guide. Mais les collines et les nuages omniprésents, qui le dérobaient à sa vision, rendaient les manœuvres très difficiles. Parfois, il débouchait sur des culs-de-sac et parfois, en cours de chemin, le grand nombre des détours et des virages le déconcertait. Parfois, les crêtes inférieures embrouillaient le sommet et le conduisaient très loin de la voie. Toujours est-il qu’il pouvait, de temps à autre entrevoir, dans les lointaines hauteurs, le véritable sommet, dont la majestueuse beauté le motivait à persévérer dans ses tentatives.

D’une façon ou d’une autre, il atteignit les limites supérieures de la forêt. Désormais, la véritable escalade commençait, à travers des figures rocailleuses impitoyables et sans chemins. En vain s’essaya-t-il dans ce sentier ou dans cet autre. Les pics qui se trouvaient à proximité voilaient le véritable sommet ; les illusions lui faisaient perdre du temps et érodaient son énergie. Finalement à bout de souffle, il s’effondra, complètement perdu, dans le froid granit de ce désert, alors que l’après-midi prenait des teintes plus sombres, se muant en soir.

Par bonheur, il sombra dans le sommeil. Quand il se réveilla, en pleine nuit, il s’étonna de trouver, assis à ses côtés, un vieillard de la montagne. Un repas simple, mais délicieux, cuisait sur un feu réjouissant. L’homme de la montagne esquissa son vieux et sage sourire ridé. Il comprenait parfaitement la quête du jeune homme : après tout, lui-même avait été jeune, pour une fois. Et il avait vu un grand nombre de ces jeunes bravaches et inexpérimentés sur la montagne, des vivants et des morts.

Le lendemain, ils mangèrent, discutèrent, firent une sieste. Par la suite, le vieillard accepta de devenir son guide. Pour plus de sûreté, ils se rattachèrent à une commune corde et se mirent à escalader des chemins secrets, non balisés, qui conduisaient au sommet. Le jeune homme voulait prendre la tête, mais le vieillard le retenait vers l’arrière. Il dut bientôt réaliser qu’il était plus sage de ménager ses efforts, après que le radieux matin se fut mué en un après-midi d’un froid engourdissant, ballotté par les vents.

Ils escaladèrent de plus en plus haut. Pris de vertige dans les hauteurs, fouetté par un vent sans fin, notre jeune homme perdait pied et glissait de plus en plus. De plus en plus, son guide expérimenté anticipait sur ses glissades et le prémunissait des chutes vers une mort certaine, sur des rocs acérés, à des milliers de pieds plus bas.

Réduit à une ombre haletante, harassé jusqu’aux os, mais prudent à l’égard de l’imminente avalanche, il suivit les pas et les prises de main de son guide, avec précaution, frissonnant non seulement à cause du vent. De temps à autre, à travers les nuages suspendus, un peu plus proche, mais toujours envoûtant et hors de portée, le sommet de la montagne se laissait entrevoir, par moment.

Finalement, au terme d’une sévère ascension, toute verticale, ils atteignirent la crête la plus élevée, les membres totalement engourdis. D’un air sombre, le vieillard s’appuya contre le vent tapageur et fit un signe. Devant eux, l’ascension finale vers le sommet se disposait clairement … mais elle devait s’accomplir en solitaire. Notre jeune homme ne sut guère d’où il épuisa la force pour escalader ces dernières centaines de pas. Tâtonnant vers le haut, il ressentait sa voie de manière instinctive, à travers un sempiternel brouillard.

Tout d’un coup, toute douleur fut oubliée ;
Le temps se suspendit dans une brume dorée ;
La vision atteignit la netteté du cristal, et
Le monde se mit en attente aux pieds du héros.


Ce lui fut tentant d’imaginer une conquête de la grande montagne et de célébrer – à titre temporaire, bien entendu – une victoire parachevée. Néanmoins, il dut se rendre compte, de manière intelligente, que sans l’aide affable de son guide, il n’aurait jamais du accomplir cela, au-delà des limites supérieures de la forêt. Et il n’avait toujours pas rencontré Dieu.

Il revint avec sobriété sur ses pas et se mit à la recherche du vieillard, mais ne lui trouva aucune trace. Un goût de métallique frayeur raclait dans les clameurs du vent qui hurlait dans l’air fluide ; à un moment notre jeune homme fut pris de panique. Pour sa chère vie, il s’agrippa à un affleurement de roche brute et se mit à crier, au milieu de la tempête éternelle, au sommet de la montagne, fou de terreur.

Son guide réapparut subitement. Ce n’était plus un grisonnant vieillard de la montagne, mais un Etre céleste, beau et lumineux. Comme le jeune homme s’émerveillait, interdit, devant la transformation du Guide, Celui-ci esquissa, avec amour, un magnifique sourire et lui tendit une lumineuse main, afin de le sauver. Quand, tremblant encore de peur, le jeune homme vint à portée de son Sauveur, il ressentit quelque chose de léger claquer dans son cœur. Il se dit : « Oh, mon Dieu, je suis en train de mourir ! » Et il s’évanouit.

Il se rendit compte, plus tard, qu’ils se trouvaient dans une tranquille grotte, bien en contrebas. Aussitôt que notre jeune héros eut quelque peu retrouvé ses esprits, il se jeta, par gratitude, aux pieds de son divin Maître et remarqua qu’ils ne touchaient absolument pas le sol. Il se mit à tressaillir, haletant et sanglotant, de manière incontrôlée.

Son Célesta Maître le toucha légèrement à la tête, de ses mains pourvoyeuses de vie, calmant son désarroi et apaisant son mental. Par la suite, Il parla dans les plus beaux tons d’amour et de compassion, fondant le cœur, que le jeune homme eût jamais entendus :

« Mon cher ami, tu m’as longuement recherché, mais, Moi, je t’évitais. Je sais que cela t’a occasionné beaucoup de douleur. Après tout, je me trouve dans ton cœur, en tant que ton Ami éternel, et je sais tout sur toi. Mais tu avais besoin de cette douleur, afin qu’elle t’aiguillonne dans ta Quête de la Vérité Absolue. Si tu avais été dans des conditions plus confortables, tu aurais abandonné la Quête.

Désormais ton amour est plus mûr et tu as donné les preuves de ta dévotion en risquant tout et en venant dans cet endroit solitaire pour me rencontrer. C’est très bien.

Tu as attendu ce jour depuis longtemps ; ainsi en est-il de Moi-même. J’ai pour toi une importante mission à réaliser. Il y a des millions d’individus dans le monde et tous souffrent de l’ignorance et de la séparation de Moi, juste comme tu l’as souffert. Dans ces mauvais jours, les individus prétentieux et sans moralité sont partout et les individus sincères et fidèles sont rares, dans une très grande disproportion. Je te donnerai un message spécifique à leur intention que tu devras diffuser à travers le monde entier. En vue de contrecarrer les misères de cet âge matérialiste, je Me révèlerai avec davantage de clarté et de détail, comme il n’y en a eu jamais auparavant. Dans cette voie, je ferai pleuvoir Mes bénédictions et Mon amour sur Mes foules de fidèles.

Je m’occulterai aussitôt de ta vision externe pour le restant de cette présente vie. Séjourne dans cette grotte, méditant toujours sur Moi, avec amour et dévotion. Chaque fois que tu ressentiras beaucoup trop de séparation de Moi, tu m’adresseras tes prières et tu glorifieras Mon Saint Nom. Alors, Moi, qui suis assis sur le trône de ton cœur, je te révélerai un grand nombre de vérités confidentielles qui te procureront une grande joie. Je t’inspirerai, je te guiderai et je te protégerai pour le restant de ta vie, t’accordant la victoire dans toutes tes voies. A la fin, tu reviendras vers Moi. Je te le promets, parce que tu es mon très cher ami. N’aie aucune crainte !
»

Puis, Il disparut. Le jeune homme fut sidéré, comme frappé par la foudre. Pendant plusieurs heures – ou peut-être des jours, il ne pouvait le savoir – il demeurait dans une extatique transe de séparation de son Maître. Parfois criant, parfois dansant, parfois riant, parfois se roulant sur le sol, il se délectait de la satisfaction des désirs les plus chers à son cœur.

Comme sa conscience matérielle extérieure reprenait graduellement le dessus, il s’aperçut que la grotte était pourvue d’une provision pour un long séjour. Durant plusieurs jours, il demeura dans cet endroit sacré, priant, méditant et se remémorant le merveilleux message du Seigneur, graduellement révélé dans son cœur.

Puis, un beau jour, notre jeune homme – désormais adulte – quitta la grotte et descendit le long de la montagne, tel qu’il y était arrivé, son vieux sac à dos ployant sous un plein paquet de manuscrits. Entre-temps, il ne se souvenait plus ni de son identité, ni de sa provenance, ni de sa destination. Mais cela n’avait guère d’importance, puisque que son cœur était rempli d’amour.

Source :

Bhaktisiddhārtha Dāsānudās, Quête de la vérité absolue,© Harinam Arts Press, 1994.
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Joha

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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Rigel le Dim 10 Fév 2013 - 21:10

Oupssss .. C'est long à lire Joha.
C'est une belle histoire.
Tu en penses quoi de ce texte ?
Bisou
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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Joha le Dim 10 Fév 2013 - 22:46

Rigel a écrit:Oupssss .. C'est long à lire Joha.
C'est une belle histoire.
Tu en penses quoi de ce texte ?
Bisou

Merci Rigel pour le suivi... C'est justement parce que j'ai pensé que cette histoire pourrait être utile que je l'ai publiée ici. Pour moi, le désir du jeune homme à atteindre le sommet de la montagne, qui est à prendre au sens allégorique, en terme de Source, l'a mis devant différents obstacles. A commencer par l'incompréhension de sa famille qui lui recommande de s'en tenir aux ornières toutes tracées. Alors que lui il veut emprunter des sentiers nouveaux, inexplorés. C'est déjà un premier indice de son désir de recherche, de sa soif de questionnement.

Une fois la décision prise de partir et de se diriger vers le sommet qui lui parait fascinant, il se rend compte qu'il n'est pas facile d'accès. Il se perd dans des sentiers tordus, des impasses, doit revenir au point de départ, à plusieurs reprises. Le vieux guide qu'il rencontre, qui est une sorte de relais, d'intermédiaire de nature exotérique traditionnelle, l'aide à trouver son chemin vers le sommet de la montagne, mais l'abandonne à un certain moment.

Et là, c'est un point très important. Le voyage de la réalisation de soi se fait toujours seul : personne ne peut le faire à notre place. Il est à assumer pleinement. D'où la réaction de désarroi du jeune homme, qui ne s'attendait pas à ça : il est complètement perdu, défait, il se sent prêt à mourir. Quand tout espoir est perdu, qu'il est devant le néant, arrive le salut, comme consécration de l'épreuve.

Le jeune guide qui le prend alors en garde, qui est une métamorphose du vieux guide, est une dimension ésotérique du cheminement : c'est le soi, l'aspect non conditionné, qui transcende l'espace et le temps, siégeant dans le coeur, trône de l'individualité spirituelle.

A la fin du récit, le jeune homme a perdu toute identification avec les repères et les grilles de valeurs d'avant le départ. Sa récolte est désormais un amour immotivé...

Voilà un pan de ce que je pense de ce texte.

Qu'en penses-tu, pour ta part ?

sunny


Dernière édition par Joha le Ven 15 Fév 2013 - 21:24, édité 1 fois
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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Rigel le Dim 10 Fév 2013 - 23:35

Y il a aussi une autre histoire.. Celle de l'Ane d'Or / ou les métamorphoses. d'Apulée.
Et un beau poème de J.M de Heredia .."Heureux qui comme Ulysse..."
Le voyage de la réalisation de soi se fait toujours seul : personne ne peut le faire à notre place. Il est à assumer pleinement.
Oui Joha. Dès que tu mets ton petit pied sur le sentier ou que tu fais voile vers un horizon nouveau.
Tu penses être seul, mais Non.
Nous avons tous un bâton de pèlerin pour le gravir ce "Sentier".
Ou comme les oies sauvages qui migrent, la première sera la dernière.
La bise à toi
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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Joha le Lun 11 Fév 2013 - 0:11

Rigel a écrit:Tu penses être seul, mais Non.

C'est vrai, Rigel. Sur ce chemin, on peut être solitaire, mais on n'est jamais seul.

Rigel a écrit:Et un beau poème de J.M de Heredia .."Heureux qui comme Ulysse..."

A propos, je pensais plutôt que c'était un poème de Joachim du Bellay...

Simple clin d'oeil d'un amoureux des lettres...

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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Hirloe le Lun 11 Fév 2013 - 10:49

Merci Joha pour le partage. J'ai apprécié cette histoire mais encore d'avantage votre échange à toi et Rigel. Love Panel
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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Joha le Lun 11 Fév 2013 - 18:38

Hirloe a écrit:Merci Joha pour le partage. J'ai apprécié cette histoire mais encore d'avantage votre échange à toi et Rigel. Love Panel

Merci
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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Rigel le Jeu 14 Fév 2013 - 21:58

Oupssss Joha !!!! je pensais aux ajoncs éclatants ....
Eclats de rire ..
Ok ... Viiii . Joachim du Bellay
Amis de la poésie Bonsoir ...

Joha dit :
Une fois la décision prise de partir et de se diriger vers le sommet qui lui parait fascinant, il se rend compte qu'il n'est pas facile d'accès. Il se perd dans des sentiers tordus, des impasses, doit revenir au point de départ, à plusieurs reprises
Que doit il faire ce petit "aspirant" ?
Kiss
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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Joha le Jeu 14 Fév 2013 - 22:48

Rigel a écrit: Que doit il faire ce petit "aspirant" ?

Bonsoir Rigel... sunny

Voici une résonance personnelle à la texture de ton questionnement...

Tel un vaillant conquérant, qui déflore l’hymen de ses captives, parmi des eunuques tremblants, dans son triomphe, cet aspirant déchirera le voile du doute, sur les enjeux de la bataille, avec une mâle volupté. Au terme de sa croissance, loin des voies encombrées, ce survivant d’anciennes apocalypses, qui traîne de prométhéennes blessures, le long de feuilletons noirs, jalonnés d’épisodes sordides, s’attellera à honorer l’épreuve de son investiture.

À mesure que le dur métier de vivre lui écarquille les paupières sur les obligations de sa redoutable besogne, il pourra en circonscrire la mesure, avec une instinctive efficience, dont les raisons du cœur éclairent le chemin. Bien que dissimulée dans l’épais brouillard de ces vagues scrupules, dont l’impertinence sait si bien se recouvrir, la gangue réfractaire, qui s’était longuement nourrie de son essence, des compromis durant, s’est ébréché, dans la gloire de données ultimes.

Les prémisses de ses agissements, qui s’imprègnent des références les plus sensées, consolident le socle de ses soutiens, au sein d’une graduelle plate-forme, qu’une logique inébranlable enveloppe d’holographiques systèmes. Comme Diogène, au creux de son tonneau, il ne se fie qu’à l’égard de ces porosités existentielles, dont l’épreuve se subsume de stoïcisme, aussi loin que possible de ces fantaisistes tergiversations des sophistes de tous bords.

En vue de se détacher de tout ce qui n’est pas essentiel et de goûter, enfin, à cette paisible quiétude de l’âme, aux abords de ses ressources propres, il pliera bagages vers d’impériales hauteurs où il ne fait que bon vivre. Pour meubler sa retraite des joutes enfiévrées, pour une illusoire omnipotence, sous le soleil des vivants, il y investira une retraite enclavée, recouverte de papyrus et de feuilles de lotus où il échafaudera des rêves de communion et de béatitude.

Sur cet emplacement retiré, que des zones d’ombre protégent des intrus, il se livrera à la prière et à la méditation, aux devants de rutilantes compagnes, qui embrassent, sous d’exhaustifs augures, les ramifications d’enjeux sublimes. Sous l’emprise d’heureuses conjonctures, le long d’un édifiant séjour, il y édifiera un austère lieu de culte, dont il ressentira la quiétude, en pleine métamorphose, avec une douceur porteuse de délivrance, à l’intérieur d’un somptueux cercle.

Ce fervent pèlerin, qu’une force mystérieuse guide et éclaire, au fond d’énormes tunnels, aux allures de purgatoires, renaîtra vigoureusement des cendres de son dilemme, tel un Phénix, à la croisée des carrefours. Malgré les affres d’une geste laborieuse, dont l’ampleur emprunte d’infinitésimales issues, il en cisaillera flegmatiquement les éraflures, sur un parchemin de fortune, qu’il préservera, comme une relique, en souvenir de l’objet de son devoir.

Lestement, à force de cette prudence et de cette persévérance, que des esprits confus prendraient volontiers pour de l’accoutumance, il forcera bientôt une voie de passage, le long d’un héroïque accomplissement, dont les clauses honorent de vieux serments.

Par les grâces de cette science intangible, qui révèle à l’humilité des pauvres, tous les mystères de l’univers, il réalisera pertinemment que la haine, le mensonge, la cruauté et la luxure, entre autres instigations morbides, ne sont que des flocons de chimères. Tenant ferme à son fil d’Ariane, quelque part, en son endroit, comme Dédale, dans les labyrinthes du Centaure, il dérobera, à l’emporte-pièce, des étincelles de cette arrière-cour, dont le puzzle est épars, dans l’envers d’un évanescent décor.

Honnête à la Vérité, il empoignera ce feu sacré, qui dispense la vie éternelle et rompera toutes ces chaînes, qui nous tiennent en laisse, dans le sillage des chercheurs du Saint Graal et des Bâtisseurs, qui sculptent leur destin, dans le rappel de Soi.
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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Rigel le Ven 15 Fév 2013 - 0:00

Joha
Je ne suis qu'une toute petite aspirante disciple (si je puis m'exprimer ainsi)
Ces mots ne veulent rien dire sur le plan physique et peut être ne rien dire du tout.

Que veux tu dire
Honnête à la Vérité, il empoignera ce feu sacré, qui dispense la vie éternelle et rompera toutes ces chaînes, qui nous tiennent en laisse, dans le sillage des chercheurs du Saint Graal et des Bâtisseurs, qui sculptent leur destin, dans le rappel de Soi.
Ok. ce n'est pas toi qui a écrit le texte, ce n'est qu' une résonance perso.
Cette résonance te fais penser à quoi ?

Nous sommes sur un plan physique, matériel et aussi immergé dans d'autres plans. Il y beaucoup de beauté et aussi beaucoup de cruautés.

Il n'y a aucune science intangible.
Les êtres humains rendent "tangibles". (ils ne peuvent pas faire autrement)

Tel un vaillant conquérant, qui déflore l’hymen de ses captives, parmi des eunuques tremblants, dans son triomphe, cet aspirant déchirera le voile du doute, sur les enjeux de la bataille, avec une mâle volupté.
Bien aimé " une mâle volupté". Sourire ....
Non il n'y a pas de "volupté" à déchirer le voile du doute.
Le "Doute" ?
Par les grâces de cette science intangible, qui révèle à l’humilité des pauvres, tous les mystères de l’univers, il réalisera pertinemment que la haine, le mensonge, la cruauté et la luxure, entre autres instigations morbides, ne sont que des flocons de chimères.
Humilité des pauvres....
"Heureux les simples d'esprit...."

De doux rêves à vous.







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Rigel

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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Joha le Ven 15 Fév 2013 - 0:39

Rigel a écrit: Ok. ce n'est pas toi qui a écrit le texte, ce n'est qu' une résonance perso.

En fait, Rigel, si ce texte ne m'appartenait pas en propre, c'est-à-dire que si je ne l'avais pas écrit moi-même, je l'aurais bien précisé, comme je le fais souvent ici, en indiquant les sources.

Rigel a écrit:Nous sommes sur un plan physique, matériel et aussi immergé dans d'autres plans. Il y beaucoup de beauté et aussi beaucoup de cruautés.

C'est vrai. Aussi est-il le propre de l'homme de se faire abeille et de butiner le nectar qu'il affectionne dans les mondes supra-sensibles...

Rigel a écrit: Non il n'y a pas de "volupté" à déchirer le voile du doute.

ça dépend du vécu intérieur...cela est à comprendre dans le sens d'euphorie, d'extase...

Rigel a écrit:"Heureux les simples d'esprit...."

C'est à cette parole des Evangiles que je me réfère justement.

Bonne nuit à toi également.









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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Rigel le Ven 15 Fév 2013 - 1:35

En fait, Rigel, si ce texte ne m'appartenait pas en propre, c'est-à-dire que si je ne l'avais pas écrit moi-même, je l'aurais bien précisé, comme je le fais souvent ici, en indiquant les sources.
Tu as du talent Joha..
Alors cela exprime bien ton ressenti. C'est ce qu'il y a de plus important.

Rigel a écrit:Nous sommes sur un plan physique, matériel et aussi immergés dans d'autres plans. Il y beaucoup de beauté et aussi beaucoup de cruautés.

C'est vrai. Aussi est-il le propre de l'homme de se faire abeille et de butiner le nectar qu'il affectionne dans les mondes supra-sensibles...
"Gaffi" Joha !!! La curiosité est bonne mais il faut s'en méfier.
Le propre de l'homme n'est pas de devenir abeille.
Les mondes "supra-sensibles" comme tu dis ne se butinent pas.

Rigel a écrit: Non il n'y a pas de "volupté" à déchirer le voile du doute.
ça dépend du vécu intérieur...cela est à comprendre dans le sens d'euphorie, d'extase...
Pas d'extase, pas d’euphorie.
Quand tu franchis le passage du "doute" tu te demandes si tu va mourir. (c'est une image.. mais pas image tant que ça)
Mais .... tu as confiance. En quoi ? en Qui ?

Oupsss .. 2h35 !!!!
Douce nuit à toi




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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par MarieAnne le Ven 15 Fév 2013 - 10:03

Grand merci Joha pour ces partages qui viennent du jardin de ton Cœur !
Ce sont à mes Yeux des Fleurs délicates qu'on ne peut pas piétiner mais qu'on ne peut visiter que si on se fait abeille ...

Rigel a écrit:
Joha a écrit:C'est vrai. Aussi est-il le propre de l'homme de se faire abeille et de butiner le nectar qu'il affectionne dans les mondes supra-sensibles...
"Gaffi" Joha !!! La curiosité est bonne mais il faut s'en méfier.
Le propre de l'homme n'est pas de devenir abeille.
Les mondes "supra-sensibles" comme tu dis ne se butinent pas.

Kikou Rigel!
Il me semble que Joha évoque le Monde du Dedans de l'Être, du Désert Intérieur, ce monde des Sens du Dedans. Ce monde, ce Désert où Vivait Jean-Baptiste celui qui est vêtu de poils de chameau, une ceinture aux reins et qui se nourrissait de sauterelles et de miel. On peut bien prendre ce descriptif au premier degré, mais aussi à un niveau plus subtil.
Par exemple en hébreu, dans le mot traduit par "sauterelles", il y a aussi le sens d'augmenter, et celui de fenêtres. Dans Prov 30 il est dit d'elles qu'elles n'ont pas de roi ...

Pour le miel, il me semble facile de deviner à quoi cela correspond, si on saisit le principe même de l'abeille qui produit son propre miel, en sachant à sa manière, déjà reconnaître le lieu où se trouvent les coupes qui en leur cœur contiennent le nectar ... La circonférence de la coupe étant la ceinture de Jean-Baptiste, une ceinture qui se fera nouvelle à chacune des portes traversées, dans la volupté présente dans la Chambre des Noces successivement vécues à chaque étage de l'Être. La tunique en poils de chameaux se faisant peu à peu robe de soie, douceur des pétales de fleurs délicates, telle la robe des mariées ... la ceinture se fera couronne d'or, puis l'Être Lumière ....
sunny




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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Joha le Ven 15 Fév 2013 - 12:40

Rigel a écrit:Tu as du talent Joha.
Alors cela exprime bien ton ressenti. C'est ce qu'il y a de plus important.

Bien à toi, Rigel, le sympathique clin d'oeil ! Sage

MarieAnne a écrit: Grand merci Joha pour ces partages qui viennent du jardin de ton Cœur !
Ce sont à mes Yeux des Fleurs délicates qu'on ne peut pas piétiner mais qu'on ne peut visiter que si on se fait abeille ...

Merci à toi, MarieAnne, d'avoir su les accueillir ainsi ! Et puis cela demande au lecteur d'avoir un désir et un agir pour aller les lire, comme tu le dis.
I love you

MarieAnne a écrit: Il me semble que Joha évoque le Monde du Dedans de l'Être, du Désert Intérieur, ce monde des Sens du Dedans.

C'est avec mon bâton de pèlerin que je le parcours, ce sentier. Je ne pense pas que l’on choisisse cette voie. Elle s'impose à celui qui plonge dans les profondeurs de l'être en vue de trouver des réponses à son mystère propre. C'est une immersion toute naturelle en soi qui ne demande que l'usage des sens internes.
sunny

MarieAnne a écrit:Pour le miel, il me semble facile de deviner à quoi cela correspond, si on saisit le principe même de l'abeille qui produit son propre miel, en sachant à sa manière, déjà reconnaître le lieu où se trouvent les coupes qui en leur cœur contiennent le nectar ...

C'est gratifiant de voir que l'on sait faire la part des choses, dans un juste sens. Fleur

Flower kisses




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Re: Parabole du chemin de montagne

Message par Rigel le Ven 15 Fév 2013 - 20:37

Joha écrit :
C'est avec mon bâton de pèlerin que je le parcours, ce sentier. Je ne pense pas que l’on choisisse cette voie. Elle s'impose à celui qui plonge dans les profondeurs de l'être en vue de trouver des réponses à son mystère propre. C'est une immersion toute naturelle en soi qui ne demande que l'usage des sens internes.

Tout à fait Joha. On ne choisi pas sa "Voie". Elle est là.

MarieAnne que de poésie dans tes textes. C'est avec le cœur qu'il faut les lire et tout s'éclaire. Merci.

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Re: Parabole du chemin de montagne

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